Le site de la Communauté des Ginoux

Les GINOUX de Lourmarin

La trace la plus ancienne de GINOUX à Lourmarin en 1493

Acte notarié concernant une quittance de Martin GIGNOUX de Lourmarin originaire de Bobbio Pellice le 11 avril 1493. Cote d’archive 3E 36/48/53 (dans 3Migrants vaudois » de Gabriel AUDISIO page 194.

Les sources utilisées

  • Les archives départementales du Vaucluse
  • Les Fonds d’érudits mis en ligne sur GENEANET, dépouillement des actes notariés du Pays d’Aigues , des actes remontant à la fin des années 1400. 
  • L’ouvrage « Migrants Vaudois (Dauphiné, Piémont, Provence ) » de Gabriel AUDISIO, CLAUDIANA Torino – 2011. Des fiches descriptives d’actes notariés, remontant à la fin des années 1400, ont été sélectionnées pour élaborer l’ouvrage.
  • L’ouvrage « Massacre en Provence (Le parlement et les vaudois 1540-1545 » de Gabriel AUDISIO – Classiques GARNIER – 2022. Procès-verbaux des séances de délibération du Parlement de Provence avec la liste des présents.
  • Le site internet Appy-Histoire. Dépouillement des actes de naissance, mariage et décès des vaudois, commune par commune) à partir des années 1500.
  • La base de données généalogiques de Géné Provence. Dépouillement des actes de naissance, mariage et décès des habitants, commune par commune) à partir des années 1500.

La première famille GINOUX arrivée à Lourmarin (Vaucluse)

Imaginez 6 personnages sur le quai d’un port, celui de Gênes ou peut-être celui de Savona. 3 hommes Jean, son fils et son frère cadet Martin et 3 femmes, la mère de Jean, sa femme et sa fille. Les 3 premiers vont émigrer et les 3 autres repartir pour Prali. Ils ont tous le coeur gros. La mère ne verra plus ses fils et petit fils et cette séparation est la plus difficile de tout ce qu’elle a vécu comme les guerres et la misère.

Jean GINOUX habitant PRALI dans une vallée vaudoise du Piémont (Italie) décide d’émigrer avec sa famille à LOURMARIN (Vaucluse) en 1488. Le seigneur de Lourmarin, Fouquet d’Algout a signé un accord avec des ensembles de familles, dont la famille GINOUX, leur reconnaissant le droit de former une communauté sur ses terres. Ce sont les Actes d’habitation (1488, puis en 1494 pour Lourmarin).

Jean vient avec son fils Jacques et son frère cadet Martin. Puis, une fois installé, Jean va probablement chercher sa femme Philippa LAUDET et sa fille au pays. Le couple a peut-être deux autres enfants à Lourmarin, Thomas et Alaète (une fille). Certains enfants se marient :  Jacques avec X, Honorate avec le pasteur Pierre MARTEL et Thomas avec Rose HERITIER.

De son côté le frère de Jean, Martin, se marie en février 1497 à Lourmarin avec Jeanne FAVATIER de Bobbio Pellice (situé dans une vallée voisine de celle de Prali). Tous ces individus créent le hameau des Ginoux à Lourmarin.

Les traces les plus anciennes de GINOUX se trouvent dans les actes notariés. Gabriel AUDISIO, professeur émérite de l’Université d’Aix Marseille, a constitué des fiches descriptives d’actes notariés des premiers arrivants vaudois à Lourmarin. De son travail, nous pouvons poser les éléments suivants :

  • Jean GINOUX est cité dans le testament de sa femme Philippa LAUDET le 22 février 1496, puis le 9 février 1499, il partage ses biens avec son frère Pierre resté en Piémont et représenté par ses deux fils Jean et François. A Jean tous les biens de Lourmarin et ailleurs, à Pierre tous les biens du Piémont. Par là-même, il acte son installation définitive à Lourmarin (Cf. Migrants Vaudois de Gabriel AUDISIO page 134).
    • Honorate GINOUX se marie avec Pierre MARTEL, un pasteur. Ils vont habiter à Rians (Var) probablement pour le travail de Pierre. Ils ont au moins 2 enfants Pierre et Gasparde. Honorate , veuve, vient habiter Cucuron où elle dépose son testament en 1529.
    • Jacques se marie avec X. Jacques fait son testamentIls ont au moins 3 enfants :
      • Jeanne mariée le 6 octobre 1497 avec François BERNARD de Pinasca dans la vallée du Cluson diocèse de Turin.
      • Antoinette mariée le 3 septembre 1508 avec Jacques SEGUIN de Sivergues (dans le Lubéron)
      • Constant se marie le 29 avril 1515 avec Jacomine REY
    • Thomas se marie le 6 janvier 1518 avec Rose HERITIER habitant Lourmarin.
  • Martin GINOUX se marie le 21 février 1496 avec Jeanne FAVATIER.

Constant, va se marier lui aussi à Bobbio Pellice et revient avec sa femme à Lourmarin en 1523 (nouvel acte d’habitation). Constant a eu probablement 7 enfants pendant une période fort troublée. En effet, désignés comme hérétiques, les Vaudois étaient persécutés et chassés par les dominants de religion catholique apostolique romaine.
Un des fils de Constant, François, se marie avec une fille de Bonnieux, Huguette Ramasse. Ils ont eu Jacques Ginoux en février 1580. Celui-ci se marie à son tour avec Marie Salenc en 1609.

Notre branche abandonne Lourmarin et s’installe vers 1640 à La Roque d’Anthéron, dans la vallée de Sainte Anne.

La famille GINOUX de la Bastide de Saint Anne ( commune de La Roque d'Anthéron) de 1640 à 1900

La famille Ginoux a habité durant plusieurs décennies la Bastide de Sainte Anne (dans la vallée de Sainte Anne, à la limite de la commune de Lambesc au bord du vabre de la Jacourelle, 11 maisons et familles en 1851). Elle finit par abjurer la religion vaudoise en 1685 dans l’église de Silvacane. Vers 1881, la maison de Sainte Anne est abandonnée ou vendue. Nos ancêtres resteront à La Roque jusque dans les années 1965, soit plus de 300 ans, mais en bons catholiques romains.En 1896, une seule famille de Ginoux est présente dans la vallée avec 11 italiens bûcherons. En 1901, il ne reste plus que 3 personnes dans cette vallée : deux soeurs Ginoux veuves âgées de près de 80 ans et le gendre de l’une d’entre elles. En 1906 aucun habitant n’est recensé à Sainte Anne.

La lignée de Pascal GINOUX et de ses cousins franco-belges et américains

Jean Baptiste Eugène Ginoux

Jean Pierre GINOUX

Jean Baptiste GINOUX et Victoire Philomène Pascale BARTHOULIN lignée de Pascal GINOUX et Marie ROUX.

Jean Pierre GINOUX et Magdeleine Honorine FABRE vont engendrer la branche franco-belge des GINOUX

Jean Pierre GINOUX et Véran Marthe BELLUGUET vont engendrer la branche américaine des LANDRIN GINOUX

La famille GINOUX dans le village de la Roque d'Anthéron dès 1896
Deux branches distinctes : une en Belgique, l'autre aux Etats Unis d'Amérique

Les parents de Lucien sont Pascal Ginoux et Marie Roux. Avant son mariage, Pascal était agriculteur, dans la vallée de Sainte Anne avec son père Jean-Baptiste et son grand frère Eugène Victor. Depuis son mariage, il est marchand de tissus au Chef lieu, rue Droite. Deux des enfants de Pascal et Marie poursuivent le métier de leur père. Gaston est tailleur et Lucienne gère un commerce de nouveautés (vêtements, linge de maison). Leur autre fils, Lucien, lui, est entré dans les chemins de fer.

Le fils aîné de Jean Pierre entre au chemin de fer et son fils, ingénieur, va s’installer à Bruxelles pour diriger une usine de fabrication de groupes d’auto-pompes, filiale du groupe français RATEAU.

Une des filles de Jean Pierre émigre avec son mari et leur bébé aux Etats Unis pour y implanter la viticulture. Désirée GINOUX se sépare de son mari et fonde un nouveau foyer avec Adolphe RINIKER.

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