Le site de la Communauté des Ginoux

La Roque d’Anthéron

Commune dans laquelle les familles GINOUX, FABRE, ROUX, DEYME, CHABAS,PIGNOLY, GUIEN, COUSTABEAU, MOULET, JUSIANY et GROS se sont rejointes.

Vu l’importance de cette commune pour un grand nombre de familles décrites dans ce site internet, nous proposons de réaliser un essai sur l’Histoire de La Roque d’Anthéron et de ses habitants. Toute personne souhaitant apporter sa contribution par des anecdotes, photos, etc. peut se manifester par la page « contact« .

Table des matières

Nouvelle table des matières

Bibliographie

  • GALIBERT Thierry – La Roque d’Anthéron & l’Abbaye de Silvacane – Equinoxe 1991 (Histoire de ces lieux abondamment illustrée de photos et de reproductions).
  • GUÉRIN Michèle – C’était le temps des cerises – Atelier des livres 2020 (Récits et témoignages de la vie dans un village de Provence).
  • Inventaire analytique des titres de la maison de Forbin recueillis au château de Saint-Marcel par M. le Marquis de Forbin d’Oppède et d’autres titres provenant de diverses archives, le tout analysé par M. le chanoine Albanès , avec une introduction de M. Louis Blancard,…

Les hameaux, lieux-dits, rues et quartiers de La Roque d'Anthéron

La commune de La Roque d’Anthéron se situe au bord de la Durance, face aux contreforts du Lubéron. Elle est à égale distance d’Aix en Provence et Salon de Provence (environ 30 km). Elle comprend un village et de nombreux lieux dits et hameaux.

Page recensant les découpages du territoire de cette commune.

Propriété de la commune de La Roque d’Anthéron, l’Abbaye de Silvacane peut être visitée. On y présente des concerts de musique classique dans le cloître. 

La liste des maires

Depuis 1803 jusqu’à aujourd’hui, la liste des maires de la commune sur Géné Provence.

L'histoire de la Roque d'Anthéron

Moyen Âge (987-1498)

1175 à 1230 - Construction de l'abbaye de Silvacane

L’Abbaye de Silvacane, construite entre 1175 et 1230 était habitée par des moines. Cependant les intempéries, la peste, les épidémies décimèrent les villages alentour, sans oublier les soldats sans emplois qui, dès 1356 envahirent la Provence et firent régner la terreur. La région se vide.

Vers 1175, Pierre Valdo, riche marchand lyonnais fait voeux de pauvreté et part prêcher. Le mouvement qu’il entraine s’étend en Suisse, dans les Alpes, le Piémont et dans la vallée du Rhône. ses disciples se nomment les Vaudois.

1440 - Abandon de l'abbaye de Sylvacane par les moines

Ancien Régime (1498-1788)

1513-1521 - La naissance du village de La Roque d'Anthéron

Compte tenu de la chute démographique liée aux guerres, aux épidémies et aux difficiles conditions climatiques, les propriétaires des terres, le Chapitre d’Aix et le seigneur local, Jean de FORBIN de JANSON, font appel à des colons. En effet, avant eux, le seigneur François de Bouliers, possédant de nombreuses terres sur les deux versants du Lubéron, avait fait venir du Piémont (sa région d’origine), des familles vaudoises. Après leur développement économique et démographique, ces familles avaient besoin  d’autres terres pour continuer à vivre dignement.

Le 20 février 1513, le Chapitre de Saint Sauveur signe une convention avec trois représentants de 70 familles de Cabrières d’Aigues. Ces représentants s’engagent à cultiver la terre des moines moyennant un impôt. L’abbaye de Silvacane est leur parroisse.

Le 24 novembre 1514, c’est au tour de Jean de FORBIN de JANSON et Antoinette de La TERRE d’accueillir des colons. Jean de FORBIN signa un acte d’habitation en son château de Janson en faveur de familles venues de Cabrières d’Aygues, de Lourmarin, de La Motte d’Aygues et quelques unes de Lambesc et Villelaure.

Un partage des terres est effectué et les colons construisent des habitations et plantent des vignes et des arbres fruitiers. Pour les habitations un découpage géométrique est utilisé. Le village est bâti autour d’une place centrale avec une fontaine et un four. Il est traversé du sud au nord par 4 rues parallèles et également larges, elles-mêmes entrecoupées de transversales. A l’extrémité de la seconde rue, les habitants construisent une chapelle, Notre Dame du Rosaire.

1521 - Construction de la chapelle du Rosaire par les habitants catholiques
1522 - Utilisation de l'abbaye de Silvacane comme lieu de culte par les vaudois
1545 - Le hameau de Sylvacane brûlé par les troupes du seigneur Maynier d'Oppèdes
1555 - Hommage de Gaspard de FORBIN à Henri II
1554-1559 - Creusement du canal de Craponne

Gentilhomme provençal et ingénieur, Adam de Craponne obtient le  le droit de prendre l’eau dans la Durance pour la conduire jusqu’à Salon-de-Provence. Il commence les travaux la même année. Le canal part de la basse-Durance, près de La Roque-d’Anthéron, suit la vallée du côté sud pour franchir le « pertuis de Lamanon ». L’eau du canal alimente les fontaines de Salon-de-Provence et fournit l’eau nécessaire à l’irrigation des sols arides de la Crau, au sud des Alpilles, avant d’atteindre l’étang de Berre en suivant un parcours très sinueux. L’eau arrive à Salon en 1559. Les premières années, le canal sert à faire fonctionner des moulins alimentant en force motrice des ateliers. Il sert progressivement puis exclusivement à l’irrigation. Le canal connaît un tel succès qu’il devient rapidement essentiel à l’économie locale, ce qui oblige Craponne à l’agrandir à plusieurs reprises.

En savoir plus… grâce à au Contrat de canal Crau Sud Alpilles. 

Un article en ligne de Fred GUILLEDOUX : Adam de Craponne, le salonais qui a détourné la Durance.

Ce film de 12 « , produit par Provence TV, vous apprend toute l’histoire de ce canal. L’historienne Marylène SOMA BONFILLON intervient tout au long de ce documentaire. Son livre : Le Canal de Craponne – Un exemple de maîtrise de l’eau en Provence occidentale 1554-1954. Presses Universitaires de Provence 2007.

1560 - Premier temple construit
1586 - Noces d'Annibal de FORBIN de La ROQUE et de Camille de GRIMAUD
1598 - Construction du petit château par Annibal de FORBIN de La ROQUE
1607 - Nomination d'un curé à Sylvacane
1612 - Mort d'Annibal de FORBIN de La ROQUE après un duel à Aix en Provence
1615 - Construction de la chapelle du Saint Esprit, lieu d'inhumation d'Annibal de FORBIN de La ROQUE
1617 - Mariage de Jean Baptiste de FORBIN et Diane de SUMIANE
1640 - Arrivée des GINOUX à la bastide de Saint Anne

Une partie des GINOUX, la famille de Jacques GINOUX et Marie SALENC a quitté Lourmarin, important village vaudois. Ils sont nés à Lourmarin de religion Vaudoise probablement baptisés à Mérindol, Haut lieu de cette religion. Ils s’installent avec leurs enfants à La Roque dans la colline à la Bastide de Sainte Anne.

Le seigneur de La Roque, Jean-Baptiste de FORBIN (marié à Diane de Simiane) et le curé de l’Abbaye de Silvacane ont encore besoin de paysans pour cultiver leurs terres. Ils acceptent toujours les Vaudois du Lubéron, réputés bons travailleurs. Jean-Baptiste FORBIN, président du Parlement d’Aix est favorable à une meilleure vie des habitants de La Roque pour ses propres intérêts. Au cours de cette période, les habitants procèdent, sous l’autorité de leurs consuls, à un très utile travail de partage des terres et d’élargissement des sentiers.

La paroisse est toujours celle de Silvacane. Les habitants de La Roque sont donc éloignés de leur église. Le seigneur demeure au nord du village dans un petit château dont la chapelle se situe près de l’emplacement de la nef de la future église. Le parc du château existe depuis 1620 après destruction du moulin utilisé par les habitants, destruction qui les a beaucoup contrarié.

Les Vaudois de La Roque, eux, dépendent du temple de Lourmarin.

Au niveau national et pour mettre un terme aux guerres de religion, c’est l’édit de Nantes signé par Henri IV en 1598 qui régit le protestantisme. Les protestants sont des sujets identiques aux autres mais ils doivent respecter les exigences catholiques (règles sur le mariage, payer la dîme, respecter les fêtes religieuses catholiques, etc.).

Règne de Louis XIV (1643-1715)

1650 - Arrivée des Pénitents blancs

Le seigneur de La Roque est maintenant le fils de Jean-Baptiste de FORBIN, Melchior. Il devient Marquis de La Roque. Il est marié à Françoise Armande d’Oraison. Il est très catholique. Pour les habitants de La Roque, il fait venir des Pénitents blancs. Ils construisent la chapelle Saint Joseph proche de celle du château.

Dans cette période, les interdictions faites aux protestants se multiplient. Les pasteurs ne doivent pas exercer dans les villes épiscopales et les seigneuries ecclésiastiques. Ils doivent prêcher uniquement dans les temples et enterrer les morts en dehors des cimetières catholiques.

1664 - Le Saint Patron de La Roque est Saint Louis

Louis XIV veut le catholicisme comme religion d’état. Il va donner l’ordre de pourchasser les protestants (ceux de la Religion Prétendue Réformée) trop nombreux dans le Royaume dont la présence devient insupportable pour les hauts dirigeants catholiques. Le Roi va augmenter les brimades et augmenter le harcèlement des protestants.

En Provence, un arrêt ordonne la démolition des temples de Lourmarin, Cabrières d’Aigues et son annexe de la Motte d’Aigues. A La Roque, il est interdit d’exercer cette religion. Le Saint patron de La Roque est choisi en 1664 : Saint Louis.

1667 - Fin de la construction du grand Château par Melchior de FORBIN de La Roque
1670 - La répression des vaudois s'amplifie

L’Etat français va utiliser la loi et l’argent pour convaincre les Vaudois d’abjurer. Il faut empêcher que cette religion se développe et même il faut faire en sorte qu’elle s’étouffe.

A la Roque, cohabitent en 1676, 450 catholiques et 500 protestants.

1672 - Mariage entre Claude MILAN de CORNILLON et Gabrielle de FORBIN de La ROQUE
1685 - Les abjurations des vaudois habitants La Roque

Depuis la révocation de l’Édit de Nantes, l’armée du roi Louis XIV, composée de nombreux dragons, circule en Provence. Elle se fait héberger dans des villages. Les habitants ont l’obligation du logement des gens de guerre. Ce sont les dragonnades. Les soldats commettent des exactions (ils volent, confisquent…). Les habitants en ont peur et ne souhaitent pas héberger ces dragons. Le pouvoir mise sur cette peur pour faire abjurer les Vaudois.

A La Roque, avant l’arrivée de la troupe, près de 500 Vaudois (soit à peu près la moitié de la population) devenus protestants abjurent le 21 octobre 1685 à Silvacane (l’église paroissiale) devant Melchior de FORBIN , marquis de La Roque, baron de Gontard.

« Abjuration de messieurs de la Relligion Préthandue Réformée de l’hérésie de Calvin, de ce lieu de la Roque d’Anthéron.

L’an 1685, et le 21e jour du moys d’octobre, jour du saint dimanche, advant midy.

Par-devant messeigneurs et messire Melchior de Forbin, seigneur marquis de la Roque, baron de Gontard, et messire Claude de Millan, seigneur de Cornillon et Confoux, son gendre, président à mortier du Parlement de ce pays de Prouvence, et de nous, notaire royal audict la Roque, soubsignés, et des tesmoings sy après nommés, constitués en leurs personnes : suis les noms des familles et leurs compositions ».

Les familles vaudoises de 1685 sont : APPY, ARNAUD, BELLETRAT, BERNARD, BONNET,  CRESPIN, FRANC, GARCIN, GAUDIN, GAUTIER, GINOUX, GRANIER, JABOUIN, MEILLE, PALLENC, PASSET, PERIN, PHILIP,  REY, REYBAUD, ROUSSIER, ROUX, SAMBUC.

Extraits de l’acte du notaire BONNET – sa transcription a été réalisée par Françoise APPY

1688 - Arrivée des CHABAS à l'abbaye de Silvacane

A plus de 30 ans, André Pascal CHABAS originaire de Cavaillon (Comtat Venaissin appartenant au Pape, Vaucluse aujourd’hui) vient travailler comme jardinier à l’abbaye du Silvacane. Il se marie avec Marguerite BONTAN. Il démarre une longue lignée de CHABAS à La Roque.

1700 - Arrivée des FABRE au hameau de La Royère

Partis d’Entrepierres, près de Sisteron (Alpes de Haute Provence) en passant par Lambesc, les FABRE VERT se sont installés au domaine de La Royère dépendant de la paroisse de La Roque d’Anthéron. Le village de Charleval n’est pas encore créé (il le sera en 1741) ni la commune de Charleval (créée à la Révolution). Malgré des enfants baptisés par le curé de La Roque d’Anthéron, Les FABRE se stabilisent sur Charleval. Certaines familles vont naviguer entre La Barben et Rognes de par le métier de pégoulier des hommes (exploitant la résine des pins).

Règne de Louis XV (1723-1774)

1724 - Le chirurgien de La Roque BERNARD témoigne des bienfaits de la poudre de Jean AILHAUD

Médecin, Jean AILHAUD est né à Lourmarin (Vaucluse) en 1674.Il exerçait à Cadenet (Vaucluse). Il est le découvreur d’une poudre purgative qui porte son nom et qui atteignit une renommée sans précédent en Provence et dans la France entière. Auteur de plusieurs traités, il mourut riche et honoré en 1756. Son fils, Jean-Gaspard AILHAUD de Castellet acheta une charge de secrétaire du roi et prit le titre de baron. Voir l’article de Géné Provence.

1753 - Arrivée des DEYME au Barcot, puis Gontard

Les DEYME sont originaires de Lambesc. Les premiers DEYME arrivés à La Roque étaient passés par La Barben et Pélissanne. Le père et son fils se mariant, le même jour, avec une mère et sa fille à La Roque d’Anthéron où les DEYME étaient récemment installés.

Révolution et Empire (1788-1815)

Révolution (1788-1804)

1793 - Le seigneur de La Roque d'Anthéron, Gaspard de FORBIN, guillotiné à Lyon

Afin de soutenir les royalistes lyonnais, Gaspard de FORBIN LA BARBEN se rend à Lyon avec son beau-frère Élzéard d’ARBAUD (le mari de la soeur de sa femme) et son fils Auguste. Ils participent à l’insurrection de 1793 pendant laquelle les girondins et les royalistes sont associés. Gaspard de FORBIN LA BARBEN et Élzéard d’ARBAUD sont guillotinés.

1800 -Arrivée des ROUX au village

La famille de Jean Véran ROUX et Vérane MICHEL arrivent de Cavaillon avec  5  enfants. Jean Véran est facturier.

Premier Empire (1804-1814)

XIXème siècle (1815-1914)

Restauration (1814-1830)

1815 - Un suicide au Castelas

L’an 1815 et le 31 juillet à onze heures du matin, nous maire officier de l’état civil de la commune de La Roque-d’Anthéron avons transcrit le procès-verbal dont la teneur suit : suite sur Géné Provence.

1818 - vente du château au Marquis de Cordoüe par le marquis de Forbin

La propriété comprend un parc de 365 platanes et des séquoias, des bassins, des eaux jaillissantes, des terrasses, des fontaines, des écuries et remises, une glacière, un moulin à farine dans le parc un local auberge dans l’enceinte du village, une aire à fouler et 650 hectares de terres er d’iscles sur la Durance. La partie la plus ancienne consiste en un petit château accolé au grand château entouré de 4 tours d’angle. Entre les deux, se trouve la cour d’honneur.  

1820 - Le marquis de Cordoüe donne le château à sa fille Jacquette Caroline pour son mariage avec le marquis de Florans

Le couple composé de François Marie de Florans Molières et de Jacquette Caroline de Cordoüe reste à Tain l’Hermitage dans l’hôtel de la famille de Cordoüe. Il se rend rarement au château de La Roque. Tous les enfants du couple naissent à Tain. Le dernier enfant Ludovic naît le 28 août 1836 à La Roque. C’est lui qui héritera du château. Après sa naissance la marquise vivra en permanence à Tain.

François Marie de Florans Molières hérite ,en 1823, du château de Bédoin (Vaucluse) qui avait appartenu à ses parents guillotinés lors de la Terreur sous la révolution.

Le site développé par Françoise COULOMB, Marquise de Florans nous guide parmi ces deux familles de Cordoüe et de Florans et décrit leurs patrimoines.

Monarchie de Juillet (1830-1847)

1834 - Le projet de canal de Marseille

C’est sous le règne du roi Louis-Philippe que le projet du canal de Marseille est conçu.

Jusqu’alors, la ville de Marseille est alimentée en eau par l’Huveaune et son affluent le Jarret et par près de 12 000 puits. Le Jarret et un ruisseau, celui des Aygalades sont de véritables égouts.Des inondations, une épidémie de choléra et une sécheresse sévère font germer un projet d’aménagement gigantesque. Il est envisagé de faire venir l’eau de la Durance pour alimenter en eau potable la ville de Marseille.

En 1834, le maire de Marseille Maximin Dominique CONSOLAT et son conseil décident la construction du canal « quoi qu’il advienne, quoi qu’il en coûte ». C’est donc la ville de Marseille qui en est propriétaire (le coût se montera à 29 500 000 fr.

Une enquête sur l’avant projet de ce canal étudié par Monsieur de MONTRICHER est menée du 6 décembre 1836 au 6 janvier 1837.

Le 13 octobre 1838, une équipe d’ingénieurs et d’agents des ponts et chaussées est autorisée à préparer les terrains sur lesquels va passer le canal. Les terrains étant mesurés et bien définis, un arrêté d’expropriation pour cause d’utilité publique de terres destinées au projet du canal de Marseille (27 janvier 1841) sur les territoires des communes d’Aix en Provence, Cabriès, Charleval, La Barben, Lambesc, La Roque d’Anthéron, Lançon et Ventabren. De nombreux propriétaires rocassiers sont impactés par ce projet. Les noms de famille concernés par les expropriations :

  • ANSELME
  • BARRET
  • BONNARD
  • BONNIFAY
  • BOURILLON
  • CORNILLON
  • CRESPIN
  • DELUY
  • DROMEL
  • EYSSAREL
  • FILHOL
  • FOUQUES
  • GARCIN
  • GARDIOL
  • GAUTIER
  • GRANON
  • GUIRAND
  • IMBERT
  • JACQUÈMES
  • JULIEN
  • LAMBERT
  • LATIL
  • LEYDET
  • MASSIE
  • MAZET
  • MERCURIN
  • MICHEL
  • MOUTON
  • PALLENC
  • PELISSIER
  • PELLEGRIN
  • PERRIN
  • PHILIP
  • REY
  • REYMOND
  • ROUSSIN
  • ROUVEL
  • SAMBUC
  • TERCIAN
  • VILLEVIEILLE

À La Roque d’Anthéron le canal est creusé et maçonné et un aqueduc est construit, celui de la Jacourelle . L’aqueduc comprend 9 arches de 6 mètres d’ouverture de plein cintre et possède une hauteur maximum de 21 mètres. Il est construit entre 1841 et 1842. Son coût sera de 75 657 francs et 83 centimes.

Sur environ 2500 ouvriers pour la totalité du chantier du canal, 250 étaient à La Roque d’Anthéron dont 60% d’origine française et 40% étrangère (principalement piémontaise). Les nombres d’ouvriers fluctuent de semaine en semaine.

Le canal de Marseille est mis en eau le 8 juillet 1849, lors de le deuxième république française.

1839 - Le pont de Cadenet est ouvert

Depuis le 11ème siècle, un bac est utilisé pour franchir la Durance à partir de Gontard jusqu’à une berge de Cadenet. Un pont suspendu est construit de 1836 à son ouverture en octobre 1839. Cette construction est confiée à Adolphe BOULLAND, ingénieur civil. Ce pont mesure 232 mètres et comprend 3 arches. Il est à péage.

Le règlement fixe le mode de passage du pont, pour éviter les risques de résonance:

  • Les chevaux doivent marcher au pas
  • les attelages doivent être distants d’au moins 50m
  • Les troupeaux de boeufs ou vache doivent passer par fraction de 10 bêtes
  • Les hommes de troupe doivent passer sur les flancs en deux rangs, et la cavalerie par pelotons de 20 cavaliers

Une travée est emportée par une crue le 2 novembre 1843. Il est réouvert en avril 1844 seulement. Il est détruit par la résistance le 15 aout 1944 pour freiner les troupes allemandes appelées en renfort suite au débarquement allié en Provence. Il est démoli définitivement en 1974.

1841-1845 - Arrivée des PIGNOLY et des GUIEN au hameau du Piquet

Probablement suite à la faillite de la sucrerie de Villelaure des FORBIN, des PIGNOLY et des GUIEN de cette commune viennent travailler et vivre au Piquet.

1844 - Mort d’un inconnu quartier du Bouygon

L’an mille huit cent quarante quatre et le vingt trois avril à midi, sont comparus à ma Maison commune les sieurs FERAUD Louis, garde forestier, âgé de quarante six ans, et JULIEN Pierre Napoléon, secrétaire de la Mairie, âgé de trente cinq ans, tous les deux domiciliés et demeurant en cette commune, suite sur Géné Provence.

1845 - Arrivée des COUSTABEAU à la Jacourelle

Par son mariage avec Éléonor PECOUT, Jacques COUSTABEAU d’Éguilles, à l’origine boucher, vient s’installer comme agriculteur à la Jacourelle.

Deuxième république (1848-1852)

1850 - Découverte d’un cadavre au quartier du Bouygon

L’an mil huit cent cinquante et le dix huit juillet à Midi, sont comparus à la maison commune, les sieurs Rey Honoré, garde champêtre âgé de cinquante trois ans et Gros Lucius, instituteur communal, âgé de vingt six ans, tous les deux domiciliés et demeurant en cette commune, suite sur Géné Provence.

Second empire (1852-1870)

1860 - Le marquis de Florans donne le château à son fils Ludovic pour son mariage avec Augusta Léontine de Mandat de Grancey

Mariés à Paris 8ème, le couple habite le Château de La Roque d’Anthéron. L’épouse est une cousine du marquis. leurs mères respective sont des de Cordoüe.  Augusta Léontine décède le 26 août 1867 au château.

1864 - Un mort chez Joseph SOSE, rue du Temple

L’an mil huit cent soixante-quatre et le neuf avril à quatre heures du soir,
Pardevant Nous, Redortier Jules, Maire, Officier de l’État-Civil de la Commune de la Roque-d’Anthéron, Canton de Lambesc, Département des Bouches du Rhône, ont comparu à la maison commune les sieurs Jacquèmes Joseph Louis, perruquier, âgé de quarante trois ans, et Deluy Joseph, épicier, âgé de trente cinq ans, tous deux domiciliés et demeurant en cette commune, suite sur Géné Provence.

1865 - Le noyé sans nom du canal de Craponne

L’an mil huit cent soixante-cinq et le quinze décembre à une heure après midi par-devant nous Crespin Jacques Benoit, en l’absence du maire, adjoint à la mairie de La Roque-d’Anthéron, canton de Lambesc, département des Bouches-du-Rhône, s’est présenté a notre domicile le sieur Giot Simon, Tuilier, agé de quarante cinq ans, domicilié et demeurant en cette commune, suite sur Géné Provence.

Troisième république (1ère partie 1870-1914)

1872 - La crue de la Durance

Durant tout le XIXème siècle la Durance a souvent débordé sur les terres cultivées et les hameaux habités. Au recensement de cette année 1872, Les hameaux de la plaine, de Gontard (habité par les DEYME) et de Silvacane (habité par les CHABAS) ont dû être évacués. Les habitants des hameaux de la plaine ont été recueillis au hameau du Piquet probablement épargné par la crue (de 27 habitants en 1866, il passe à 169 habitants au recensement de mai 1872). Les habitants de Gontard et de Silvacane sont hébergés au bourg, notamment rue du temple. La vallée de Sainte Anne et les Trissonnes situés plus haut que le bourg  héberge peut-être des habitants d’une zone du bourg atteinte par la crue (de 35 habitants en 1866, les deux vallées passent à 65 habitants en 1872). Cette inondation de 1872 a dû fortement marquer la mémoire des Rocassiers.

Article de La République Française du 24 octobre 1872
1875 - Départ de 6 familles rocassières pour le Djendel, commune mixte de Jemmapes département de Constantine Algérie

Six familles semblent être parties en Algérie au même moment en 1875. Elles vont se retrouver dans le même centre de population, au Djendel, commune mixte de Jemmapes département de Constantine. Les familles PALENC PHILIP, SALVAT JOURDAN, SALVAT DESCALIS, BERTRAND REMONDIN, MASSIE JENIN et DEYME JEAN décident de tenter leurs chances en Algérie. Lire l’histoire des futurs pieds-noirs de La Roque.

1876 - L'aménagement du bassin de Saint Christophe

En 1874, la commune de Rognes et le physiologiste Grimaud de Caux s’opposent au projet par crainte d’insalubrité prenant l’exemple du bassin de Réaltor. Malgré ces oppositions, un arrêté d’expropriation est publié le 21 mai 1876. La première pierre du bassin est posée le 23 juillet 1876. Le bassin va occuper 20 ha afin de clarifier l’eau du canal de Marseille à raison de 10 m3/seconde.

Explications techniques sur le fonctionnement de ce bassin de décantation sur le site lecanaldemarseille.fr

Sur le lieu d’aménagement nommé Pont sur la commune de La Roque, 85 personnes demeurent en 1876 :

  • Un négociant FERAUD et sa famille,
  • deux cafetiers, les BRUN et SAVOURNIN,
  • un boucher (famille FERAUD)
  • deux aubergistes (familles BLANC et CHANTECLERC) et leurs pensionnaires piémontais,
  • un cantonnier (famille GIRAUD)
  • un charretier (famille VIAL)
  • un cultivateur (famille CERRUTI)
  • des journaliers, probablement ouvriers du chantier

5 ans après , 59 personnes demeurent au Barcot. Mais ce ne sont plus les mêmes (hors le cultivateur), ni les mêmes métiers.

Une gare appelée Saint Christophe est construite sur la ligne de chemin de fer EYGUIÈRES-AIX qui passe par La Roque d’Anthéron et Meyrargues.

Du côté de la commune de Rognes, demeurent 163 personnes dont très peu de familles. la moitié sont des italiens et l’autre moitié des français venus d’autres départements.. Les métiers sont : mineurs, terrassiers, cantonniers.

1889 - Noyade d’un Italien dans la Durance

L’an mil huit cent quatre-vingt-neuf, le vingt-un mai à trois heures du soir devant nous, Leydet Auguste, maire et officier de l’état-civil de la commune de La Roque-d’Anthéron, canton de Lambesc, département des Bouches-du-Rhône, ont comparu Pitot Vincent, garde du canal de Craponne, âgé de trente-huit ans, et Grangier Jean Baptiste, garde champêtre, âgé de cinquante-deux ans, tous deux domiciliés en cette commune, suite sur Géné Provence.

1890 - L'arrivée du chemin de fer (ligne Eyguières - Meyrargues)

Une loi du 27 juillet 1886 a créée la ligne de chemin de fer d’intérêt local Eyguières Peyrolles gérée par La Société anonyme des chemins de fer régionaux des Bouches du Rhône. Une autre ligne a été créée de Meyrargues (commune située avant Peyrolles en venant d’Eyguières) à Draguignan (Var), gérée par La compagnie des chemins de fer du sud de la France.

Le bon sens du Conseil général des Bouches du Rhône a réduit la première ligne à Meyrargues par une loi présentée le 19 janvier 1891 à l’Assemblée nationale.

Entre temps, la ligne était déjà construite jusqu’à Meyrargues et fonctionnait au moins depuis  août 1890. La longueur de cette ligne est de 44,762 km. L’investissement est de 4 919 000 francs dont 66 100 fr d’aide de l’Etat. Les communes traversées sont :

  • Eyguières (gare)
  • Lamanon (gare)
  • Sénas
  • Alleins
  • Mallemort (gare)
  • Charleval (gare)
  • La Roque d’Anthéron (gare)
  • Rognes (gare au bassin de Saint Christophe)
  • Saint Estève Janson
  • Le Puy Saint Réparade (gare)
  • Meyrargues (gare)

une correspondance avec Aix en Provence permet de rejoindre aisément cette commune importante.

1894 - Arrivée de Sylvain Moulet au village

Le jeune Sylvain MOULET vient de la vallée du Jabron. Il est placé chez un agriculteur. Il se marie avec Joséphine JUSIANY en 1896 et démarre les MOULET de La Roque.

1895 - Un Lorrain mort au quartie du Grand Pont

 L’an mil huit cent quatre-vingt-quinze, le deux février à onze heures du matin, devant nous Giachino Louis, maire et officier de l’état-civil de la commune de la Roque d’Anthéron, canton de Lambesc, département des Bouches-du-Rhône, ont comparu Jusiany Louis, garde champêtre, âgé de quarante-neuf ans et Fouque Louis-Auguste, receveur du syndicat, âgé de quarante-un ans, tous deux domiciliés en cette commune, suite sur Géné Provence.

1895 - Un inconnu noyé dans le bassin de Saint Christophe

« L’an mil huit cent quatre-vingt-quinze, le dix août à six heures du soir, devant nous Appy Jacques, adjoint au maire de la commune de la Roque d’Anthéron, […] ont comparu Jusiany Louis, garde champêtre, âgé de quarante-neuf ans et Fouque Louis Auguste, receveur du syndicat, âgé de quarante-neuf ans, tous deux domiciliés dans cette commune… suite sur Géné Provence.

1897 - Arrivée de Paul Auguste GROS au village

Le jeune Paul Auguste GROS de Valdrôme (Drôme) vient rejoindre sa soeur aînée, mariée à un habitant de La Roque. Ayant apris le métier de cordier avec son père, Il est placé chez un cordonnier, Auguste BELLEY. Il épouse sa fille.

1909 - Tremblement de terre à La Roque

La Roque a été touchée par ce séisme mais avec des dégats matériels et aucune victime. Voir le tremblement de terre de Provence du 11 juin 1909.

Lire le témoignage du châtelain de La Roque d’Anthéron sur Géné Provence. C’est le marquis Emmanuel François de Florans fils aîné de Ludovic de Florans. Emmanuel mourra 7 ans après sur un champ de bataille de la première guerre mondiale.

XXème siècle (1914-1990)

Première Guerre mondiale (1914-1918)

1916 - La mort horrible du Marquis de Florans

Le marquis Emmanuel de Florans, dernier du nom, patriote et chevaleresque est emporté par une torpille à Limey (Meurthe et Moselle). Voir « la mort du marquis de FLORANS« 

1917 - La mort de Fernand Victor POUSSEL dans un gigantesque accident ferroviaire

Soldat engagé en première ligne dans la bataille de Caporetto (actellement en Slovénie), Fernand Victor POUSSEL, comme de nombreux militaires, bénéficie d’une permission pour passer les fêtes de Noël en famille. Un train de 17 voitures est constitué. Environ 1000 permissionnaires français y sont entassés. Devenu incontrôlable dans la descente d’une vallée, entre Modane et Saint Michel de Maurienne, le train déraille. Fernand Victor POUSSEL ne reverra plus sa femme, Berthe BONNY et sa fille de 3 ans, Fernande POUSSEL. Voir la catastrophe ferroviaire de Saint Michel de Maurienne (12 décembre 1917).

Entre deux guerres

1920 - Un film tourné dans le parc du Château - Miarka, la fille à l'ourse

Un fim (à l’époque du muet) a été tourné dans le parc du château à La Roque d’Anthéron en 1920 : Miarka, la fille à l’ourse.

Miarka, la fille à l’ourse est un film français muet réalisé par le suisse Louis Mercanton en 1920, d’après le roman et la pièce de théâtre de Jean Richepin.

C’est le dernier film dans lequel joua l’actrice Réjane, elle avait alors 63 ans et mourut quelques semaines plus tard.

C’est également dans ce film (où jouent aussi Charles Vanel et Ivor Novello) que débuta l’acteur Jean Mercanton (le fils de Louis Mercanton), alors âgé seulement de quelques semaines (né le 17 mai 1920 à La Roque d’Anthéron).

Résumé : « Miarka, la petite-fille de Romany Kate, doit, selon sa grand-mère, épouser un chef gitan dont on ignore où il se trouve. Romany Kate, Miarka et son ours apprivoisé, vivent sur le domaine d’un vieux monsieur qui tolère Kate en raison de son intérêt pour les gitans, et plus particulièrement parce qu’il possède un document gitan qu’il ne peut déchiffrer. Un jardinier, amoureux de Miarka, vole le maître et met le feu à la maison, faisant croire que Kate est la coupable. Elle est condamnée mais plus tard, l’ours de compagnie de Miarka tue le jardinier qui avoue son crime avant de mourir. Kate, réalisant que Miarka est amoureuse du neveu du maître, Ivor, l’emmène. Plus tard, le maître dit à Ivor qu’il n’est pas son neveu mais qu’il a été trouvé à la porte lorsqu’il était bébé. Le document est déchiffré par Kate et révèle qu’Ivor est le chef que Miarka était destinée à épouser ».

Ce scénario sera repris dans un film sonorisé réalisé par le suisse Jean CHOUX en 1937 avec l’actrice Rama-Tahé.

Affiche de 1920 pour la version anglaise
Affiche de 1937 - réalisateur Jean CHOUX
De gauche à droite : Charles Vanel (Mario, le garde-chasse), Jean Richepin (le châtelain), Desdemona Mazza (Miarka)
Charles Vanel
Desdemona MAZZA
Ivor Novello
Gabrielle Réjane
1936 - Les femmes de La Roque à l'Ermitage de Saint Gens au Beaucet (Vaucluse)

Des femmes de La Roque sont-elles venues prier Saint Gens dans son ermitage au Beaucet (Vaucluse) le 5 septembre 1936  pour évoquer la pluie dans une période de grande sécheresse ?

1937 - Faute d'héritier, le château est légué à l'Archevêché d'Aix en Provence

La Marquise Marie de Florans dite Florette (la dernière du nom et fille de Ludovic de Florans) décède dans son château à Aurons (Bouches du Rhône) et lègue le château de La Roque d’Anthéron à l’archevéché d’Aix en Provence.

La seconde guerre mondiale (1939-1945)

1944 - Le maquis de Sainte Anne démantelé par les allemands le 12 juin

Un message codé de la BBC « Méfiez vous du Toréador » demande aux maquis de mener une guérilla contre l’armée allemande pour soutenir le débarquement imminent des troupes alliées en Provence. Un des points de ralliement est la colline de Sainte Anne où des armes et des munitions sont stockées et des instructeurs militaires attendent.

La traitrise d’un des instructeurs va entrainer un massacre dans les rangs des maquisards et notamment de Rocassiers. Ce jour du 12 juin est commémoré chaque année. Voir la page « La résistance du plateau de Sainte Anne en Provence. » 

1945 - Un limonadier à La Roque

Émile Paul PIGNOLY, fils de Louis Théophile et Olympe AUDIBERT et frère cadet de la PIG (la céramiste de La Roque), démarre son activité de limonadier probablement en 1945, dans le garage de la veuve de Léon Paul MICHEL, Louise MASSE en haut du boulevard Adam de Craponne. En 1946, il doit abandonner le garage et s’installer en vrai professionnel avenue de Silvacane. On trouve encore des bouteilles à son nom.

1950 - La Roque d’Anthéron décrite par un journaliste du Provençal, Robert JOLY.

La Roque d’Anthéron, pays natal de Jean MERCANTON, village aimé de Jean RICHEPIN, dans lequel a tourné l’actrice RÉJANE… le reportage de Robert JOLY

Table des matières provisoire

Ci-dessous, Curieuse vidéo voulant montrer le patrimoine et les activités possibles à La Roque.

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