Table des matières
L'origine des PIGNOLY
Deux informations sur l’origine des PIGNOLY :
1 – Le nobiliaire des Bouches du Rhône listant les Syndics, Assesseurs et Consuls d’Aix cite un premier PIGNOLY comme assesseur pour l’année 1398.
2 – Les registres des notaires du pays d’Aigues citent des PIGNOLY venus d’Auvergne et habitant Pertuis (Vaucluse) près de Villelaure :
- un père marié avec une GINHOS ou dont une soeur est mariée avec un GINHOS
- Pons ,un des fils d’Antoine se marie en 1477 à Pertuis avec Marie MILLANES venue de la République de Gênes
- Guiot autre fils d’Antoine se marie en 1484 à Pertuis avec BONAUD Catherine de Pertuis
- Guilhem GINHOS venant lui aussi d’Auvergne avec sa femme Michelle. Il est oncle du côté maternel de Guiot PIGNOLY. Il teste en 1490 à Pertuis en faveur du couple Catherine et Guiot.
L’Auvergne dans les années 1400 est constituée du Cantal d’aujourd’hui et d’une partie de la Haute Loire. Le lieu d’origine de cette famille en Auvergne semble être PINHOL (jeune pin en occitan et PIGNOLY, ceux de PINHOL). Non loin de PINHOL se trouve la paroisse de Notre Dame de Cros. Cette commune a été rattachée à Ferrussac (Haute Loire).
Les PIGNOLY de Pertuis
Venus directement de la paroisse de Notre Dame du Cros (Haute Loire), vers 1470, la famille PIGNOLY composée d’Antoine, le père, peut-être de sa femme, de ses 2 fils Pons et Guiot et de leurs oncle et tante, Guillerme GINHOS et Michelle, s’installe à Pertuis (Vaucluse). Ils ont tous accompli un très long voyage. Quelles sont les raisons qui les ont fait aboutir à Pertuis, au bord de la Durance ?
Les motifs possibles de départ
- Économiques : Pas de terres à soi, impossibilité de subvenir aux besoins d’une famille.
- Politiques et sociaux : Fin de la guerre, insécurité locale, présence de bandes armées (routiers), impôts lourds.
- Religieux : Une rumeur d’hérésie ou une accusation de sorcellerie ayant touché un proche ou la communauté.
- Climatiques : Mauvaises récoltes à répétition.
Pourquoi Pertuis ?
- Route de passage, marchés dynamiques (blé, vin, bois).
- Terres à cultiver laissées en friche après les pestes.
- Appel local à repeupler, parfois encouragé par des chartes seigneuriales.
- Climat plus doux, terres plus fertiles (vallée de la Durance).
Guiot et Pons sont frères d’après les contrats de mariage. Mais Guillerme GINHOS semble n’être l’oncle que d’un seul, Guiot. Ils sont peut-être demi-frères.
Antoine PIGNOLY et X
Deux fils :
- Pons PIGNOLY marié le 6 février 1477 à Pertuis avec Marie MILLANES
- Guiot PIGNOLY marié le 29 août 1484 à Pertuis avec Catherine BONAUD
Contrats de mariage de Pons et Guiot PIGNOLY et testaments de l’oncle GINHOS et la tante de Guiot.
Il est difficile d’établir qui sont les parents d’Antoine PIGNOLY, celui qui s’installe à Villelaure avec sa femme Alays ARNAUD. Ses parents sont-ils Pons PIGNOLY et Marie MILLANES ou bien Guiot PIGNOLY et Catherine BONAUD ?
Imaginons l'arrivée de ces familles à Pertuis avec l'IA ChatGPT
Pertuis, un jour de printemps, vers 1470
Ils avançaient lentement, en file, suivant le tracé poudreux du chemin de la Durance. Après des semaines de marche depuis les collines froides de Haute-Loire, la famille PIGNOLY apercevait enfin les toits ocres de Pertuis, encadrés par les platanes encore verts.
Antoine PIGNOLY, le patriarche, avançait en tête. Il n’était plus jeune, mais sa démarche restait assurée. Derrière lui marchaient ses deux fils — Pons, l’aîné, les traits sérieux, et Guiot, le cadet au regard plus curieux — ainsi que Guillerme GINHOS, frère de sang ou par alliance, on ne savait plus très bien, et Michelle, sa femme, que tous appelaient « la tante ».
Ils venaient de loin : la paroisse de Notre-Dame du Cros, une bourgade perchée entre les bois et les pâturages de Haute-Loire. Là-bas, la terre se faisait rare et les hivers longs. Les guerres n’avaient pas atteint directement leur village, mais les impôts oui, et les moissons ne suffisaient plus à nourrir les bouches. Le curé parlait d’un pays plus au sud, au bord d’une rivière, où la vigne poussait mieux que le seigle et où les seigneurs cherchaient des bras pour cultiver les terres vides.
Ils n’étaient pas les premiers à tenter leur chance. D’autres Auvergnats avaient déjà rejoint le pays de Pertuis, certains établis à Villelaure, d’autres près des moulins, dans les faubourgs de la ville. On disait même qu’ils y parlaient une langue sœur de la leur, et que les seigneurs de Provence fermaient volontiers les yeux sur les origines, tant que l’on travaillait.
Le vent leur apportait une odeur nouvelle — celle de l’eau tiède de la Durance, mêlée au bois, à l’ail, au romarin. Michelle laissa échapper un soupir, de fatigue peut-être, ou de soulagement. Guillerme leva la main pour désigner la cloche d’une abbaye au loin : « Voilà Pertuis, je crois. »
Antoine se signa, comme pour marquer la fin d’un chapitre.
Ils entrèrent dans la ville en fin de journée. Personne ne les attendait, mais ce n’était pas un problème : ils avaient un nom à faire valoir, des bras à proposer, et déjà des idées en tête. Bientôt, Pons trouverait une épouse — une fille de la ville nommée Marie Millanès — et plus tard, Guiot aussi, avec Catherine Bonaud. L’oncle Guillerme, lui, écrirait un testament un jour, pour ne pas laisser ses biens au hasard. Ils avaient fui le froid, la pierre, l’étroitesse, pour trouver une plaine ouverte, une terre accueillante, et peut-être un avenir.
Dans la lumière rase du soir, Pertuis leur apparut comme une promesse.
Image générée par ChatGPT à partir de son propre texte ci-dessus
Les PIGNOLY de Villelaure
Il ya une forte présomption pour que l’acte d’habitation signé le 8 janvier 1511 par Jean III de FORBIN et Antoinette de LA TERRE seigneurs de Janson soit à l’origine de l’arrivée des PIGNOLY à Villelaure dans le Vaucluse entre Cadenet et Pertuis.
C’est peut-être un certain Antoine PIGNOLY qui a démarré ces PIGNOLY de Villelaure.
Beaucoup plus tard, ce sont Marc Elzéar PIGNOLY, cultivateur, sa femme Pauline DURAND et leurs enfants (sauf la fille aînée, déjà mariée) qui vont s’installer dans le hameau du Piquet sur la commune de La Roque d’Anthéron entre 1841 et 1845.
Au cours de ces années, la fabrique de sucre de Villelaure appartenant à la famille FORBIN s’arrête. Leur départ est-il lié à cette activité ? Une autre fabrique de sucre fonctionne au Piquet. Son propriétaire est le notaire de La Roque d’Anthéron, M. ROUX.
La plupart des enfants vont se marier à La Roque. Marc PIGNOLY et Pauline DURAND retournent finir leurs vieux jours à Villelaure entre 1863 et 1865.
Les descendances de deux de leurs fils sont étudiées :
- Élzéar Amboise PIGNOLY (le grand-père de la PIG, Thérèse artiste en céramique demeurant dans la maison de Paulin, le frère de son grand père, ci-dessous)
- Paul Antoine PIGNOLY dit Paulin, époux d’une DEYME de La Roque d’Anthéron.
Découvrir le site de référence sur les PIGNOLY de Villelaure et La Roque d’Anthéron, celui d’Annette PIGNOLY : geneapig.fr
PIGNOLY Antoine et ARNAUD Alays (mariés vers 1525)
PIGNOLY Thibaud et SERRE Claude (mariés en 1558)
PIGNOLY André et ESTIENNE Catherine (mariés en 1611)
PIGNOLY Pierre et CROUX Louise (mariés vers 1650)
PIGNOLY André et DALMAS Honorade (mariés vers 1684)
PIGNOLY Jean Joseph et AIMAR Anne Marie (mariés en 1714)
PIGNOLY Elzéar et DECORIS Marie Magdeleine (mariés en 1740)
PIGNOLY Antoine et VIAU Magdeleine (mariés en 1780)
Les PIGNOLY s'installant à La Roque d'Anthéron
PIGNOLY Marc Elzéar et DURAND Pauline (mariés en 1816). Deux de leurs fils ci-dessous :
PIGNOLY Elzéar Amboise et PORTE Marie Clotilde (mariés en 1862)
PIGNOLY Louis Théophile et AUDIBERT Olympe Joséphine (mariés en 1884)
La PIG célibataire sans descendance.
PIGNOLY Paul Antoine dit Paulin et DEYME Marie Adèle (mariés en 1855) sans descendance.
les Pignoly, ce n’est pas que Villelaure et La Roque d’Anthéron ….et je ne pense pas qu’il y ait un rapport avec la faillite du Marquis! les premiers mariages à la Roque sont antérieurs ce qui laisse penser qu’il y avait une autre raison.
Il ne faut pas être trop rapide dans les déductions.
Cette page ne concerne qu’une infime branche des PIGNOLY. Les membres de cette branche ont vécu à Villelaure et à La Roque d’Anthéron (et précédemment à Pertuis et en Auvergne).
De façon simultanée, une famille PIGNOLY et une famille GUION (nom transcrit en GUIEN de l’autre côté de la Durance) sont venues s’installer dans l’agriculture à La Roque d’Anthéron. C’était l’époque de la faillite de la Fabrique de sucre de Villelaure. Cela peut faire penser à un lien entre les deux. Pour l’affirmer, il serait nécessaire de trouver encore d’autres familles de Villelaure présentes à La Roque à cette époque. Malheureusement, le recensement de 1846 de La Roque n’est pas accessible sur le site des archives des Bouches du Rhône. D’autre part, on constate l’augmentation du nombre d’habitants de Villelaure après l’arrêt de la Fabrique voire même une forte augmentation due à l’utilisation d’une partie de la Fabrique en logements. Ce qui infirme le lien entre les deux évènements.
Il reste donc à chercher la raison de cette installation à La Roque. Cette famille y est restée une vingtaine d’année malgré son fort attachement à Villelaure !
Nous venons de découvrir dans le cadastre de La Roque d’Anthéron, une fabrique de sucre de betteraves au Piquet en 1838, propriété d’un notaire ROUX Jacques Achille Agricol, maire de La Roque d’Anthéron de 1843 à 1848. La famille PIGNOLY de Villelaure est venu au hameau du Piquet peut-être pour travailler dans le cadre de cette fabrique. À suivre…