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Charles GINOUX DEFERMON (1868-1938)

Charles GINOUX DEFERMON, fils de Georges GINOUX DEFERMON, est un homme politique français né le 24 Février 1868 à Argentan (61) et décédé le 2 Janvier 1938 à Issé (44) . Député de la Loire-Atlantique de 1901 à 1928, il prend à la Chambre des positions nationalistes et conservatrices.

Nommé “le comte Charles Ginoux-Defermon”, Charles est maire de Moisdon-la-Rivière, conseiller général, il devient député de la Loire-Atlantique en 1901, succédant lors d’une élection partielle à Fernand du Breil de Pontbriand, élu sénateur.

Il se marie avec Marie Josèphe COUDRET (1885-1974) le 23 Décembre 1906 à Moisdon-la-Rivière (44).

Il a deux enfant, Françoise (Anne Marie) (descendance BARDOUX) et Charley GINOUX DEFERMON. 

Acte d’état civil de la famille GINOUX DEFERMON COUDRET

La famille COUDRET

Marie Josephe COUDRET est la fille unique de Albert COUDRET, notaire et de Louise GRANDMANGE, elle-même fille d’un notaire de Compiègne (Oise). Son mari, Albert reprendra l’étude du père GRANDMANGE à Compiègne. De ce fait cette petite famille se partage entre Compiègne et Crach (Morbihan) où Albert possède le château de Kergurioné.

En 1904, deux ans avant le mariage de Marie Josephe COUDRET, la famille subit un accident de leur voiture attelée de deux chevaux.

Et plus tard ,en 1911 un an avant le décès d’Albert COUDRET, un incendie se déclare dans le bois du château.

Charles GINOUX DEFERMON homme politique

Portrait de Charles GINOUX DEFERMON
Élection au Conseil général de Loire Inférieure de Charles en 1896

Charles Député de 1901 à 1928

S’il n’a eu à faire face à aucun adversaire lors des élections législatives de 1901, il doit ferrailler contre Bailly pour sa réélection en 1902. Il siège alors dans le groupe républicain nationaliste, un rassemblement de députés nationalistes et conservateurs. Aux élections de 1906, aucun candidat ne se présente face à lui et il continue donc de siéger parmi les républicains nationalistes. Aux élections de 1910, il défait M. Jousselin et prend place au sein des royalistes du groupe des Droites. Aux élections de 1914, il bat M. Letourneau.

Article sur la révision des Allocations pendant la première guerre mondiale : Charles en faveur des droits des combattants!

Les élections de 1919 et les élections de 1924 se déroulant avec un scrutin de liste, il figure pour les premières sur la liste d’union nationale du Bloc national et pour les secondes sur la liste d’union nationale et catholique de la même coalition. Il est élu dans les deux cas. Il siège de 1919 à 1924 dans le groupe parlementaire des Indépendants de droite, un rassemblement de députés catholiques proches de l’Action française et défendant une politique de corporatisme.

Il se déclare avec constance « partisan d’un gouvernement honnête, respectueux de toutes les libertés et de la volonté nationale » et désire de la part du gouvernement « le respect et la défense de la famille, de l’armée, de la propriété et de la religion ». Il défend ces idées au sein des commissions du commerce et de l’industrie, de l’hygiène publique, de la réforme administrative, de la marine marchande, de l’Algérie, des colonies et des protectorats, et enfin de la marine militaire.

Il tente également de faire réviser certaines allocations militaires et s’efforce de venir en aide à certaines communes de son département dévastées par un cyclone.

Au cours de sa carrière parlementaire, il siège à droite de la Chambre mais répugne à s’inféoder aux principaux groupes parlementaires que sont les émanations des partis de droite de l’Action libérale populaire et de la Fédération républicaine, trop compromis avec la Troisième République. Il leur préfère les non-inscrits ou des groupes de conservateurs indépendants (groupe des DroitesIndépendants de droitegroupe de la Défense nationale).

Battu en 1928 par Ernest Bréant, candidat de l’Alliance démocratique, il quitte la vie politique et se retire dans le château familiale des Gâtines.

Voir ses mandats à la Chambre des Députés sur le site de l’Assemblée Nationale. 

Présentation du candidat Charles GINOUX DEFERMON aux législatives de 1910 - Article du Nouvelliste de Bretagne 6 novembre 1909
Inauguration du monument aux morts d'Issé en avril 1922

Charles GINOUX DEFERMON pendant la première guerre mondiale

Sa classe n’est pas mobilisable. Mais Charles GINOUX DEFERMON tient à participer à la guerre contre les Allemands. Vu son âge, il est affecté au 82ème régiment d’infanterie territoriale. Le 5 juillet 1916, chef de bataillon, il prend le commandement de son régiment.

Charles repose dans l’unique chapelle imposante du cimetière de Moisdon-la-Rivière.

Les enfants de Charles GINOUX DEFERMON et Marie COUDRET

Extrait du Figaro 20 Mai 1937
Extrait du Journal L'excelsior du 20 Mai 1937

Charley, résistant de la Seconde Guerre Mondial et sauveur d'une famille juive

Diplôme d'honneur "Justes parmi les nations" attribué à Charley GINOUX DEFERMON et Henriette THEVENET GINOUX DEFERMON

Charley GINOUX DEFERMON, ingénieur chimiste chez Worth, habite rue des Eaux à Paris dans le 16e arrondissement.
Il épouse Henriette THÉVENET en 1933.

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, ils partent se réfugier en Loire Atlantique au château de Gâtine à Issé, berceau de la famille, avec leurs quatre enfants. Charley fait partie des Justes (voir Juste parmi les nations). Avec Henriette, il sauve la famille juive Kozak dans leur fameux château de Gâtines (44). voir les exploits de Charley ici !

Honneur à ce couple (photos de Charley et Henriette, sousmises au droit d’auteur ici)

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