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Les GIGNOUX de Saint-Florent-sur-Auzonnet

Découvrant les traces d’un Claude GIGNOUX de Nîmes, dirigeant d’une imprimerie coopérative « La Laborieuse », militant des Droits de l’Homme, et remontant sa généalogie agnostique, nous arrivons auprès des GIGNOUX de Mercoirol, hameau de Saint Florent sur Auzonnet dans les Cévennes.

Nous nous proposons d’étudier la généalogie de Claude GIGNOUX et de décrire sa vie, sa famille.

Ci-dessous un extrait d’un article de Charles GIDE, oncle de l’écrivain André GIDE, fondateur de l’école de Nîmes, dirigeant historique du mouvement coopératif français, intitulé « Souvenirs d’ami » paru dans le journal « L’émancipation » de mai 1931, à la mort de Claude Gignoux.

Éloge funèbre par Charles GIDE

 « Gignoux avait une vie très active. En outre des nombreuses publications de son imprimerie, l’Emancipalion, Les Libres Propos, La Paix par le Droit, Le Soc, et autres, il était président de la section nîmoise de la Ligue des Droits de l’Homme, et à ce titre avait à présider assez souvent des conférences. Et en compagnie de Affre, le régénérateur de la coopération dans le Gard, dans l’auto récemment acquis par la Fédération du Gard, il allait faire de nombreuses conférences de propagande dans la région. Il avait été administrateur des Hôpitaux et avait apporté dans cette fonction, bien nouvelle pour lui, une compétence surprenante. Mais il la quitta le jour où il jugea qu’il ne pouvait plus la remplir avec indépendance. Dirai-je qu’il déclina le ruban rouge qu’il est d’usage d’offrir comme rémunération, mais il le fit sans bruit et rares sont ceux qui l’ont su.

Il n’était pas moins passionné pour la politique, tant internationale que nationale et, connu comme il l’était de tout Nîmes et des environs, il aurait pu s’ouvrir une carrière plus brillante et plus lucrative , mais il avait l’esprit trop indépendant pour se plier aux servitudes des partis.

  • Socialiste, il l’était, mais quel socialisme dépouillé de toute haine et accueillant à toute critique !
  • Libre penseur, il l’était et a voulu le rester jusqu’au tombeau, mais parmi les croyants il comptait quelques uns de ses meilleurs amis !
  • Populaire, il l’était dans le sens où ce mot veut dire « aimé de tous ». et la foule de ceux qui l’ont accompagné à sa dernière demeure l’a bien montré, mais non popularité électorale, ni journalistique.

Nîmes n’a pas su qui il était, ni ce qu’elle vient de perdre.

Il a eu bien des soucis durant sa vie et le chagrin de la perte d’un fils. Mais celui qui lui restait avait eu l’heureuse inspiration de revenir s’établir à Nîmes dans l’imprimerie et la joie avait été grande pour le père et le fils : elle a été de peu de durée. Et, en outre des soucis, il avait de grands projets : non seulement d’améliorations techniques, mais il aurait voulu faire de La Laborieuse un centre social. Malheureusement les capitaux faisaient défaut et ses derniers jours en ont été attristés.

Je n’ai rien dit encore de l’œuvre à laquelle il avait donné son cœur : mais c’est parce que les lecteurs de l’Emancipation n’ont rien à apprendre à ce sujet. Il a été l’homme de l’Ecole de Nîmes, non un de ses fondateurs parce qu’il était trop jeune alors, mais son premier serviteur, au sens le plus exact et le plus noble de ce mot. Quelle fierté ce fut pour lui de la voir honorée et fêtée au Congrès Coopératif de 1927, convoqué tout exprès à Nîmes, et pour l’organisation duquel il prodigua, avec l’aide du camarade Affre, un zèle enthousiaste. Et combien il se réjouissait à la pensée de célébrer, en 1936 avec moi, me disait-il, avec une belle confiance — le cinquantième anniversaire de l’’Emancipation et ses noces d’or avec l’Ecole de Nîmes.

Il faut qu’elles soient célébrées tout de même. Ce petit journal qui s’est acquis une audience non négligeable, sinon en quantité, du moins en qualité, ne doit pas périr. Il est né, comme les autres publications que j’énumérais tout à l’heure, de cette petite semence qu’un hasard heureux à laissé tomber dans la ville de Nîmes il y a un demi-siècle et qui, quoique dans un milieu peu propice, a pu germer et pousser en de nombreux rameaux. Une société dite «des Amis de De Boyve » a été créée à Nîmes il y a deux ans. Ceux qui se sont associés à cette pieuse pensée veilleront aussi sur l’œuvre de Gignoux. Ils ne laisseront pas disperser ce petit foyer social qui pourra servir d’asile à quelques libres esprits lorsque le dernier de ceux qui l’ont fondé ne sera plus.

CHARLES GIDE »

Ascendance agnastique de Claude Marius GIGNOUX

Jacques GIGNOUX et Jeanne CHABRIER vers 1632 à Saint Florent sur Auzonnet (Gard)

Jean GIGNOUX et Firmine CHAMBOREDON vers 1653 à Saint Florent sur Auzonnet (Gard)

Pierre GIGNOUX et Marie DAUTUN mariés le 11 mai 1712 à Laval Pradel (Gard)

Pierre GIGNOUX et Marie RIVIÈRE mariés le 19 mai 1735 à Laval Pradel (Gard)

Jean GIGNOUX et Suzanne BERNARD mariés le 23 novembre 1778 à Nîmes (Gard)

Jean Jacques GIGNOUX et Catherine MUNIER RIVIÈRE mariés le 28 octobre 1808 à Nîmes (Gard)

Claude GIGNOUX et Marie Louise DUBOIS mariés le 25 avril 1832  à Nîmes (Gard)

Georges GIGNOUX et Rési Valérie SERRE mariés le 1er mai 1869 à Nîmes (Gard)

Claude GIGNOUX et Antoinette MOLINIER mariés le 3 juin 1896 à Sommières (Gard)

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