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Joseph BONNET et Pauline REY
Joseph André BONNET est né le 9 juillet 1879 à Saint Jean du Pin (Gard), près d’Alès. Ses parents sont André Joseph BONNET, ouvrier mineur et Rosalie LACASSIN. De la classe 1899, il accompli son service militaire du 15 novembre 1900 au 31 octobre 1903. Il fait partie du 7ème régiment de cuirassiers dans lequel il est nommé au grade de brigadier au terme de son service. L’armée adore décrire les militaires. Pour Joseph BONNET, ses cheveux et sourcils sont châtains comme ses yeux. Son front est ordinaire, sa bouche petite, son menton à fossette et son visage ovale. Il mesure 1,73 mètre.
Quelques mois après, il est admis comme élève gendarme à cheval à la 15ème Légion de Gendarmerie le 17 mai 1904 et devient gendarme à chaval le 25 juillet 1904. En résidence à Thuyet (07), il rencontre à Mayres Pauline REY.
Ci-contre : André BONNET, père de Joseph (Archives familiales)
Pauline REY est née le 14 avril 1884 à Mayres. Ses parents sont Louis REY, agriculteur, propriétaire et Pauline GINHOUX fille aînée de Théodore GINHOUX et Victorine MATHON, aubergistes et voituriers de Mayres. Les parents de Pauline vont décédés jeunes (31 ans pour sa mère, Pauline a 5 ans et 45 ans pour son père , Pauline a 18 ans. Elle sera recueillie par sa tante Sylvie PAGES récemment mariée avec Théodore GINHOUX, aubergiste, jusqu’à son mariage.
Ci-contre : la jeune Pauline avec Sylvie PAGES sa tante (épouse de Théodore GINHOUX) qui l’a recueillie après le décès de sa mère. À droite, Pauline adulte (archives familiales).
Joseph BONNET et Pauline REY se marient le 6 novembre 1905 à Mayres (07). Ils s’installent à Viviers (07). Leurs enfants :
- Andrée Paule Jeanne BONNET née le 30 mars 1907 à Viviers. Elle décède le 17 janvier 1979 en Avignon (84).
- Georges Étienne Henri BONNET né le 12 mai 1913 à Viviers. Il se marie le 27 janvier 1940 en Arles (13) avec Lucette Pauline GUIBERT. Sergent-Chef au 27ème Régiment de Tirailleurs Algériens, il est grièvement blessé lors de l’invasion allemande près d’Avesnes sur Helpe (Nord). Il sera cité à l’ordre du Corps d’Armée avec attribution de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil le 23 avril 1941. Durant l’occupation allemande, il est combattant FFI (Forces Françaises de l’Intérieur). En 1946, il est cadre des Agents de Corps de Troupe à l’EMIA (École Militaire InterArmes) basée à Coëtquidan (Morbihan). Il décède en Avignon le 12 décembre 1992.
- Jacques Raymond Marcel BONNET né le 28 août 1926 en Avignon. Il décède le 231 octobre 2017 à Bayonne (64).
- Paul Gabriel BONNET né le 26 juin 1929 en Avignon et baptisé le 15 août 1929 à l’église Saint Symphorien d’Avignon. Il décède le 18 septembre 1991 à Fréjus (83).
Leurs enfants
Ci-contre : L’aînée de la famille, Andrée BONNET le jour de son départ en retraite
Georges BONNET enfant devant sa mère Pauline REY et probablement des cousines de sa mère à Mayres (Ardèche) – Archives familiales
Cartes d’identité de Georges BONNET et sa femme Lucette GUIBERT pendant la deuxième guerre mondiale – Archives familiales
Le parcours de Joseph BONNET dans la gendarmerie
Brigade de Gendarmerie d’Avignon commandée par Joseph BONNET (3ème à partir de la gauche) – Archives familiales
La première guerre mondiale
Il se trouve en résidence à Viviers (Ardèche) probablement jusqu’à son détachement aux armées le 17 septembre 1914. Durant la période de la guerre, il est difficile de connaitre ses différentes affectations. L’historique de la 15ème Légion de Gendarmerie nous apprend notamment le rôle des gendarmes sur le front. Il est en effet sur le front jusqu’au 17 mars 1916. Au cours de cette période, il est nommé Brigadier le 5 février 1915.
Ci-contre : Joseph BONNET, Gendarme à cheval – Archives familiales
L'entre deux guerres mondiales
Il reçoit la médaille de la Grande Guerre et celle de la victoire puis la médaille militaire. Bien entendu, des séquelles restent comme une otite cicatricielle, handicap mesuré par l’armée à 15%, puis 20% et enfin 10%. Ce qui lui fait bénéficier d’une pension.
Vers l’année 1920, il est probablement affecté à la compagnie du Vaucluse, brigade de l’Isle sur la Sorgue. Le recensement de 1921 le constate. Il est nommé chef de brigade de 3ème classe à cheval le 10 juillet 1922, puis maréchal de logis chef à cheval le 28 août 1925 probablement affecté à Avignon. Il se retire dans ses foyers à Avignon le 19 octobre 1928.
La famille
Les années 1930
La famille va suivre son chef dans ses différentes affectations. Elle accueille les parents de Joseph BONNET dès l’Isle sur Sorgue, années 1920. Après le décès de Rosalie LACASSIN le 27 février 1930, chemin de l’anglaise à Avignon, le père André BONNET est placé à l’hospice Sixte-Isnard où il décèdera le 20 avril 1932.
Décès de Marie LACASSIN, la mère de Joseph en 1930
Décès de André BONNET, le père de Joseph, en 1932 à l’hospice Sixte-Isnard à Avignon
Les années 1940
Des raids aériens alliés visant principalement les ponts, les infrastructures ferroviaires et les postes de commandement allemands d’Avignon font au total près de 600 morts, dont 525 pour la seule journée du 27 mai, ainsi que plus de 800 blessés.
Pauline REY décède le 27 mai 1944 en Avignon victime du bombardement.
Ci-contre : Carte d’identité nationale de Joseph BONNET (Archives familiales)
Les années 1960
Joseph BONNET est décoré du Mérite social dans les années 1960
Joseph BONNET décède le 9 novembre 1965 en Avignon.
Ci-contre : Joseph BONNET le 25 mars 1964 – Archives familiales
Les recensements
Recensement 1911 Grande rue à Viviers (Ardèche)
Recensement 1921 Logis vieux Isle sur la Sorgue (Vaucluse)
Recensement 1931 chemin de l'anglaise Avignon (Vaucluse)