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FEVRIER 2024 - SELECTION DU MOIS

La sélection de Marie-Claire

Et si on plantait des arbres ? 2 livres à 40 ans d’intervalles… 2 univers différents mais beaucoup de points communs et un même objectif : Préserver la nature…

Jean GIONO – L’homme qui plantait des arbres – Gallimard- 1983

Au cours d’une de ses promenades en Haute-Provence, Jean Giono a un jour rencontré un personnage extraordinaire, Elzéard, un berger solitaire et paisible qui plantait des arbres, des milliers d’arbres. Au fil des ans, le vieil homme a réalisé son rêve : la lande aride et désolée est devenue une terre pleine de vie… Une histoire simple et généreuse, un portrait émouvant et un hymne à la nature.

Très court texte d’une grande sensibilité et poetique. Ode à la nature et aux arbres dont la lecture apaise.

Ce texte était une commande du Reader Digest’s dans le cadre d’une série d’histoires dont thème : « personnage plus inoubliable que j’aie rencontré ». Le Reader’s digest a enquêté avant de publier ce texte, découvert cet Elzéard n’existait pas, et traité Jean Giono d’imposteur !

Audur AVA OLAFSDOTTIR – EDEN – editions Zulma- 2022

Alba, une islandaise voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d’extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n’est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Nous suivons son installation et son retour à la terre… Très poétique, drôle avec notamment la découverte de ses voisins, une réflexion originale sur le retour à la terre.

La sélection de Josette

Un roman autobiographique dans lequel il est question d’identité, d’exil, d’apprentissage, de double culture.

Polina PANASSENKO – Tenir sa langue – Editions de l’Olivier – 2022

A la chute de l’URSSS Polina quitte son pays natal pour la France avec ses parents et sa sœur. Ils s’installent à Saint Etienne. Polina a quatre ans, va à la maternelle. La petite Polina découvre un univers qu’elle ne comprend pas toujours : quel est l’intérêt de la « materneltchik »?  et pourquoi dire « Sava » pour se donner des nouvelles alors que « Sava » signifie « hibou » en russe. Elle mélange les langues, s’inquiète de perdre son accent russe. La règle est « le russe à l’intérieur », « le français à l’extérieur ». Pendant des années, elle fera des allers-retours entre la France et la Russie.

A l’âge adulte elle veut récupérer son prénom russe Polina car lors de sa naturalisation Polina est devenue Pauline. La démarche juridique n’est pas simple.

L’écriture de ce roman est pleine d’humour, caustique aussi. Les souvenirs d’enfance sont très bien rendus, les détails et les relations familiales en particulier avec les grands-parents russes sont très touchants.