Source
« Cette nouvelle édition novatrice de la correspondance complète de Van Gogh est le fruit de quinze années de recherches. Le Musée Van Gogh, chef de file mondial en matière de recherche sur l’artiste, conserve plus de 90 % des lettres qui nous sont parvenues. Il était donc naturel qu’il prenne l’initiative de réaliser une édition critique rendant accessible à tous ces documents fragiles, dans un format fidèle à leur contenu et à leur présentation d’origine. La réalisation d’une telle édition exige des méthodes et des compétences spécialisées ; c’est pourquoi, en 1993, le musée a fait appel à l’Institut Huygens de l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences, centre d’excellence national pour la recherche textuelle. L’expertise conjuguée de ces deux institutions a permis d’obtenir un résultat optimal, tant sur le plan de l’histoire de l’art que sur celui de la recherche. »
Les extraits de lettres concernant la famille ROULIN
Cette correspondance révèle une amitié rare, où l’art et la vie se répondent. Van Gogh trouve en Roulin un modèle humain et un soutien indéfectible, tandis que Roulin voit en Van Gogh un artiste génial et un ami précieux. Leurs lettres, complémentaires, montrent à quel point ils se comprennent, s’admirent et s’encouragent mutuellement.
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 6 août 1888
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 4 janvier 1889
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 7 janvier 1889
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 17 janvier 1889
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 19 janvier 1889
Roulin est sur le point de partir. Son salaire était ici de 135 francs par mois, élever 3 enfants avec ça et en vivre lui et sa femme ! ce que cela a été tu le conçois. Et ce n’est pas tout, l’augmentation c’est un remède pire que le mal même….. Quelles administrations.. et dans quel temps vivons nous. Moi j’ai rarement vu un homme de la trempe de Roulin , il y a en lui énormément de Socrate , posé comme un satyre ainsi que le disait Michelet… jusqu’à qu’au dernier jour un dieu s’y vit dont s’illumina le Parthénon etc. etc. Si Chatrian que tu as rencontré avait vu cet homme-là….
Extraits de la lettre de Vincent à son ami Gauguin du 21 janvier 1889
Aujourd’hui j’ai recommencé la toile que j’avais peinte de Mme ROULIN, celle qui pour cause de mon accident était restée à l’état vague pour les mains. Comme arrangement de couleurs : les rouges allant jusqu’aux purs orangés, s’exaltant encore dans les chaises jusqu’aux chromes, passant dans les roses et se mariant aux verts olives et véronèse. Comme arrangement de couleurs impressionniste je n’ai jamais inventé mieux.
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 22 janvier 1889
Extraits de la lettre de Vincent à son frère Théo du 30 janvier 1889
Extrait de la lettre de Vincent à son frère Théo du 3 février 1889
J’ai fait la berceuse trois fois , ou M me Roulin étant le modèle et moi n’étant que le peintre je lui ai laissé choisir entre les trois, elle et son mari, seulement en conditionnant que de celle qu’elle prendrait j’en ferais encore une répétition pour moi actuellement je suis en train.
Nous avons ici des journées de soleil et de vent, je me promène beaucoup pour prendre l’air. Jusqu’à présent je couche et je mange à l’hospice. Hier et aujourd’hui j’ai commencé à travailler. Lorsque Mme Roulin est partie elle aussi, pour aller vivre avec sa mère à la campagne provisoirement, alors elle a emporté la berceuse. J’en avais l’esquisse et deux répétitions, elle a eu bon oeil et a pris la meilleure, seulement je la refais dans ce moment et je ne veux pas que celle là soit inférieure.
Lettre de Joseph ROULIN à Vincent du 13 mai 1889
Lettre de Joseph ROULIN à Vincent du 22 mai 1889
Lettre de Joseph ROULIN à Vincent du 19 août 1889
Lettre de Joseph ROULIN à Vincent du 24 octobre 1889