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Le siège de Sébastopol 1855

En sa qualité de capitaine de Frégate, Oswald GINOUX de LACOCHE a participé à la guerre de Crimée. Il est blessé au cours du siège de Sébastopol, le 5 septembre 1855, 3 jours avant l’assaut final de la tour de Malakoff.

Le siège de Sébastopol par les troupes alliées (Français, Anglais, Turcs et Sardo-Piémontais) dure déjà depuis plusieurs mois lorsque le général de division Patrice de Mac Mahon débarque à la tête de ses troupes en août 1855. Il va avoir en charge la prise de la forteresse de Malakoff, pièce maitresse du dispositif de défense de Sébastopol.

Elle est constituée d’une tour située sur un mamelon élevé, ceinturée par des bastions. Le 8 septembre, à midi, il donne l’assaut à la tête de ses zouaves. Après de durs combats, Mac Mahon se trouve au sommet de l’ouvrage, il y plante son épée et le fanion de la 1re division française. Les Russes déposent les armes. Cette prise de Malakoff déclenche le début de l’assaut général contre les autres positions fortifiées russes qui provoque la prise de Sébastopol.

Alors que Mac Mahon se trouve encore sur le sommet de la tour, un officier anglais est dépêché auprès de lui pour lui dire de se retirer au plus vite car la redoute est minée. C’est là que Mac Mahon aurait répondu : « Ma place est ici, j’y suis, j’y reste ». Il fait ensuite creuser le sol de la forteresse et des fils électriques reliant de nombreuses casemates remplies de poudre sont découverts et sectionnés.

La bataille de Malakoff est un affrontement de la guerre de Crimée qui oppose les troupes russes aux corps expéditionnaires français et britanniques. Elle s’articule autour de deux assauts lancés les 18 juin et 8 septembre 1855 et constitue l’affrontement décisif du siège de Sébastopol. La victoire française contre les défenseurs russes entraîne la chute de la ville et contribue à hâter la fin du conflit.

Extraits de Wikipédia

Le général Pélissier et son état-major au Mamelon-Vert, donnant l’ordre d’assaut général de Sébastopol, le 8 septembre 1855

Ce tableau évoque un épisode de la Guerre de Crimée (1853-1856), célèbre campagne du second Empire menée contre les Russes. Henri Philippoteaux peignit d’autres épisodes des campagnes de Napoléon III, celle d’Italie en 1859 ou encore l’expédition du Mexique. Peu documentée, cette scène a vraisemblablement pour sujet l’assaut de la ville assiégée de Sébastopol qui, dès le 5 septembre 1855, est soumise à un feu d’artillerie incessant, mettant fin à un siège de plus de dix mois.

L’artiste, qui ne connut que de loin la guerre de Crimée, transcrit ici la dernière phase du siège le 8 septembre 1855. Après un bombardement soutenu d’une vingtaine de minutes, le silence s’installe et à midi, l’attaque commence. La brigade Mac-Mahon s’empare de la tour de Malakoff, position dominante. Dès que le drapeau français est planté sur le saillant du bastion Korniloff, les couleurs de France et de Grande-Bretagne sont arborées sur le Mamelon Vert et sur la batterie de Lancastre donnant le signal de l’assaut général. C’est ce dernier épisode qui est représenté, montrant le général Pelissier entouré des généraux Niel, Thiry, Martimprey et du colonel Jarras. Pelissier, vainqueur de l’opération, sera fait maréchal de France quelques jours plus tard avant de recevoir en 1856 le titre de duc de Malakoff. La victoire des armées alliées et la chute de Sébastopol mettent fin à la campagne de Crimée. La guerre ne s’achève en revanche que le 30 mars 1856 avec la signature du traité de Paris.

Deux des Empereurs qui s'affrontent : à gauche Napoléon III ; ci-dessus, le Tsar Nicolas 1er

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