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Oswald GINOUX de LACOCHE

L'enfance d'Oswald

Oswald GINOUX de LACOCHE est né le 13 février 1814 à Grenoble (Isère). Son père, fonctionnaire de l’Enregistrement et des Domaines (Direction du Ministère des finances) est de nouveau en poste à Grenoble. Oswald est le petit dernier d’une fratrie de 4 enfants (3 garçons et une fille).

En 1816, sa mère Maria Grazia BEJUY de LACOCHE hérite de propriétés de son père dans le Var, probablement à Solliès Pont où vivait sa grand-mère paternelle et peut-être au Beausset où ses frères et soeurs sont nés. Elle emmène ses enfants avec elle. Le père Hippolyte César poursuit sa carrière à Grenoble.

Il est nommé à Toulon en 1820. Les enfants sont alors au collège de Toulon.

En 1823, Hypolite est déjà sur un autre poste. Afin que ses fils suivent les meilleures études possible, il les place au Collège de Forcalquier (Alpes de Haute Provence) dirigé par des jésuites, un des meilleurs collèges de France à l’époque.

en 1825, Hypolite est nommé à Vesoul. Ses fils poursuivront leurs études au collège de Vesoul.

En 1828, Hypolite est de retour à Grenoble. Oswald va réussir le concours de l’Ecole navale et il entre Collège royal de la Marine à 14 ans à Angoulême. Cette école créée sous la Monarchie de juillet n’est pas satisfaisante. Il est décidé dès 1830 que l’Ecole navale sera implanté à Brest à bord du vaisseau Orion. Oswald a dû vivre tous ces changements d’ordre pédagogique !

La carrière d'Oswald

Il est difficile de reconstituer toutes les expéditions auxquelles a participé Oswald au cours de sa longue carrière dans la Marine. Mais dès le début, il ne chôme pas vu la politique extérieure de la France sous la monarchie de Juillet de 1830 à 1847.

En juillet 1831, Le Roi du Portugal, dom Miguel, refuse de reconnaître la monarchie de Juillet. Le Roi de France, Louis Philippe, demande au contre-amiral Albin Roussin de lui faire entendre raison. Celui-ci force l’entrée du Tage avec une escadre, dont fait partie Oswald, composée de six vaisseaux, trois frégates, une corvette, deux bricks et un aviso. L’escadre mouille sur les quais de Lisbonne en face du palais du gouvernement. Vaincu par la force, le gouvernement portugais cède et envoye son adhésion à toutes les demandes de la France.

Oswald est embarqué la même année dans “l’escadre des Dunes” commandée par le baron Ange René Armand de Mackau (le futur Ministre de la Marine et des Colonies qui fera arrêter la parution du journal L’Océanie française de son frère Edmond en 1845) constituée au moment où la guerre entre la Belgique et la Hollande menaçait la politique européenne des plus graves complications. Cette escadre transporta la garnison d’Anvers de Dunkerque à Flessingue aux Pays Bas et fut chargée du blocus des ports hollandais.

En 1832, il se trouve sur une frégate sur l’Adriatique devant Ancôme pour l’occuper et empêcher les Autrichiens de poursuivre leur avancée à travers les Etats pontificaux.

Il est fait chevalier de la légion d’honneur le 26 avril 1846 puis officier le 30 décembre 1854. Dossier Légion d’honneur d’Oswald GINOUX de LACOCHE

Nous savons qu’il a été blessé pendant la guerre de Crimée, au cours du siège de Sébastopol, le 5 septembre 1855, dans les tranchées et les batteries autour de la ville. Oswald a alors le grade de capitaine de Frégate.

Après cette bataille, il demande un poste au Ministère de la Marine.

Il prend sa retraite en 1866.

Il décède le 11 novembre 1874 au château de sa soeur Adèle au Castellet (Var).

Pension allouée à Oswald parue au journal officiel en 1866

Les médailles d'Oswald

Extrait de http://ecole.nav.traditions.free.fr/promotions.htm
Extraits de la "Revue maritime et coloniale" du Ministère de la marine et des colonies - janvier 1875 - gallica.bnf.fr

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