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La révocation de l’Edit de Nantes 1685

Après de nombreuses mesures visant à limiter les droits des français de religion protestante, à les charger d’obligation (comme les dragonades…), à favoriser leur conversion (par de l’argent et des promesses), Louis XIV signe l’édit de Fontainebleau qui révoque l’Edit de Nantes de 1598 signé par son grand-père Henri IV.

A l’époque et pour quelques années seulement, le royaume de France n’est plus menacé par ses voisins réformés comme l’Angleterre, les Provinces Unies (Pays-bas), la Prusse, les pays du nord, les états allemands et n’a nul besoin de favoriser les Huguenots du Royaume.

Extraits de l’Edit de Fontainebleau :

  • l’article 1 révoque l’édit de Nantes et ordonne la destruction des temples
  • l’article 3 interdit l’exercice du culte réformé et son enseignement
  • les articles 4 et 5 donnent le choix aux pasteurs entre la conversion ou l’exil, interdisent aux protestants de quitter le royaume sous peine de galère pour les hommes et de prison et privation de biens pour les femmes. Ceux qui sont déjà émigrés sont autorisés à revenir et peuvent recouvrer leurs biens.

Pour en savoir plus :

le site herodote.net le média de l’Histoire

L'édit de Fontainebleau et les GINOUX des Cévennes

Plusieurs familles des GINOUX des Cévennes ont été fortement perturbées par les conséquences de cet édit.

  • Isaac GINOUX marchand drapier de Nîmes, le petit fils de Thibaut GINOUX est désigné comme fugitif. Preuve en est de sa succession. Le mari de sa petite-fille essaie de récupérer la part d’héritage de sa belle-mère décédée.
  • Moïse GINOUX né vers 1655, fils de Claude GINOUX et de Catherine SIVRAI. Il est marié avec Marthe ROUSSEL. Il est cardeur et condamné par De Broglie pour avoir participé à une assemblée  d’huguenots le 27 mars 1693. Il est mort à l’hôpital des galériens le 18 septembre 1694.
  • Barthélémy GINOUX, 25 ans il semble que ce soit le seul galérien des Cévennes qui ait choisi d’abdiquer. Il est drapier à Saint Geniès et a une situation confortable. Il est sorti du Royaume sans autorisation du Roi. Il est repris et jugé à Besançon le 22 octobre 1686. Il restera deux ans sur les galères ou en prison.

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