Le site de la Communauté des Ginoux

La médaille de Saint Hélène (1857)

Les deux faces de la médaille de Sainte Hélène (voir Sources)

C’est Napoléon III qui, pour récompenser les soldats ayant combattus entre 1792 et 1815, aux côtés de Napoléon 1er, a créé cette médaille. Ainsi cette décoration fut la première médaille commémorative produite et décernée en France. L’attribution de celle-ci était conditionnée à deux points importants :

  • Le soldat devait apporter la preuve de sa présence dans les armées napoléoniennes,
  • Le prétendant à cette distinction devait être vivant en 1857.

Ainsi il y eu 405 000 récipiendaires et parmi eux :

  • 15 GINOUX,
  • 3 GINHOUX et,
  • 2 GIGNOUX.

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La récompense aux compagnons de gloire de Napoléon Bonaparte

La médaille, bien qu’identique, avait trois diamètres différents : 16, 20 et 32 mm. Son attribution devait varier selon la position du récipiendaire. On peut donc supposer que la troupe à pied ou à cheval recevait la 16 mm, les sous officiers la 20 mm et le corps des officiers se voyait attribuer la 32 mm.

Plusieurs pièces accompagnent cette médaille :

  • Une boîte qui renfermait cette décoration sur laquelle on pouvait lire : AUX COMPAGNONS DE GLOIRE DE NAPOLÉON 1er
  • Le brevet décerné par le Grand Chancelier de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur,
  • Une enveloppe au nom du récipiendaire dans laquelle ce brevet était glissé.

À propos de cet article

Je me propose de rassembler pour chacun des 20 GINOUX-GINHOUX-GIGNOUX un maximum d’informations les concernant et permettre ainsi aux porteurs de ces noms, et à leur descendance, de retrouver un probable ancêtre méconnu.

Cette tâche ne sera pas facile car la fiche informative de chacun n’est pas très fournie. Il se pourrait même que pour certains, j’échoue. Mais n’anticipons pas.

Les 20 Grognards GINOUX, GINHOUX, GIGNOUX

GINOUX Antoine Toussaint - La Roque d'Anthéron (13)

  • Nom                                        GINOUX
  • Prénom                                   Antoine Toussaint
  • Date de naissance                 1er novembre 1795
  • Commune de résidence       La Roque d’Anthéron (13)
  • Régiment                                 1er Régiment d’Infanterie de ligne
  • Période  :                                 8 février 1814 au 29 avril 1814
  • Observation :                          A déserté !

Il est prénommé, sur la fiche de Mémoire des Hommes, Antoine Joseph, mais son acte de naissance le consigne comme étant Antoine Toussaint.

 Il ne s’est pas attardé dans le 1er Régiment d’Infanterie de ligne car il a déserté après 80 jours de casernement. Malgré son aversion certaine pour la carrière militaire, il ne manque pas de faire valoir son droit à la médaille de Sainte-Hélène !

Après ce bref séjour, il revient au pays et se marie à Lambesc (13) le 5 mars 1818 avec Marie Magdeleine LION. Ils auront six enfants dont les deux premiers mourront très jeunes. Antoine Toussaint GINOUX s’éteint à La Roque d’Anthéron le 12 août 1870.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Antoine et sa famille ….
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GINOUX Jean Baptiste - Châteaurenard (13)

  • N om :                                       GINOUX
  • Prénom :                                    Jean Baptiste
  • Année de naissance :              1788
  • Commune de résidence :       Chateaurenard
  • Département :                          Bouches-du-Rhône

Les renseignements contenus dans cette fiche permettent de retrouver facilement cet individu à Châteaurenard (13). Il est né le 25 août 1788. de Denis GINOUX et de Marguerite PAULEAU. Jean Baptiste est l’aîné d’une famille de 4 enfants. Il s’unira à Marthe ISNARD avec qui il aura deux enfants : Denis et Marie.

Jean Baptiste GINOUX au milieu de ses ascendants et descendants.

L’agriculteur qu’il était lors de son appel dans les armées napoléoniennes était devenu boucher. Il faut noter que le père de son épouse était Maître-boucher à Châteaurenard ; Jean Baptiste aurait donc épousé la fille de son patron.

Jean Baptiste GINOUX meurt à Châteaurenard à l’âge remarquable de 87 ans.

Les renseignements manquent pour savoir sous quels cieux il a guerroyé et combien de temps il a été retenu pour la gloire de Napoléon BONAPARTE.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

L’église de Châteaurenard, qui encore au XIXe siècle, était le centre de vie du village (Source Généanet - Contributeur : cartespostales)

GINOUX Jean Joseph - Charleval (13)

  • N om :                                          GINOUX
  • Prénom :                                      Jean Joseph
  • Commune de résidence :          Charleval
  • Département :                             Bouches du Rhône

Pour retrouver ce Jean Joseph GINOUX, la solution tient dans le fait, qu’il est mort, par définition, après 1857. Un seul charlevalois, répond à ce critère. Il est issu d’une famille nombreuse (9 enfants). Ainsi son parcours est le suivant :

  • Naissance, selon son acte de décès, vers 1784, à Charleval, mais je n’ai pas retrouvé cet acte bien qu’ayant parcouru les années 1783- 1784 et 1785.
  • Me fiant à ses aînés, je me suis tourné vers La Roque d’Anthéron, où j’ai retrouvé son baptême à la date du 10 novembre 1783.
  • Il prend épouse à son retour de « Campagne ».
  • Mariage le 5 mai 1821 à Mallemort. Il a 37 ans et elle : Marie Françoise IMBERT 32 ! On la trouvera également sous de nom de JEROME (Probablement une confusion avec le second prénom de son premier enfant) !
  • Le recensement de Charleval 1841 nous apprend que Jean Joseph GINOUX était Lieutenant d’infanterie retiré du service.

Extrait du recensement de 1841 à Charleval
Figurine représentant un Lieutenant d’Infanterie (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

Le recensement suivant (1846) confirme son grade et les détails qui suivent :

  • Il a eu deux enfants : Joseph Jérôme et Colin Jean Baptiste.
  • Tous habitent le Hameau de la Royère.

Il décède le 1er janvier 1858 à Charleval, il a 74 ans. Lorsque Françoise IMBERT meurt à Charleval, le 30 mai 1870, elle est veuve de Joseph GINOUX, Officier retraité. Lui et sa famille gravitent à Charleval, à Mallemort, à Lambesc et à La Roque d’Anthéron. Jean Joseph GINOUX est propriétaire et il sait signer. Malheureusement, on ne sait pas le temps qu’il a passé en tant que militaire, ni dans quel corps il était engagé.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Sa signature apposée au bas de l’acte de naissance de son fils Colin.
Recensement 1841 Charleval
Recensement 1846 Charleval
Jean Joseph GINOUX avec ses ascendants, son épouse et leurs deux enfants

GINOUX Joseph - Rognonas (13)

  • Nom :                                      GINOUX
  • Prénom :                                  Joseph
  • Année de naissance :             1792
  • Commune de résidence :      Rognonas
  • Département :                        Bouches-du -Rhône

La conjugaison « 1792-Rognonas » nous conduit à une seule possibilité. Ce Joseph est né le 12 avril 1792 à 23 heures. Il est baptisé le 13, à l’église du village. Son parrain n’est autre que son grand-père paternel : Joseph GINOUX et sa marraine fut sa grand-mère maternelle : Anne GUILLOT.

Plus tard, il se mariera, à la mairie de Rognonas, avec Catherine GINOUX. L’union est célébrée par le maire Alexandre VIGNAUD le 7 février 1822, il a 30 ans et elle 25. Ils auront 11 enfants ! L’extinction des GINOUX n’est pas, loin de là, à l’ordre du jour.

Quelques questions, qui par manque d’informations, resteront sans réponse :

  • Dans quel régiment a-t-il opéré ?
  • Quel grade avait-il ?
  • A-t-il participé à une ou plusieurs batailles ?
  • Combien de temps a t-il était engagé ?
  • Quels pays a-t-il foulé ?

Il s’éteint à Rognonas le 19 octobre 1893. Il a 81 ans.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Église de Rognonas (Carte Postale déposée par pierrejober1 / Généanet.)
Le couple GINOUX & GINOUX et leur nombreuse famille.

GINOUX Vincent Florentin - Arles (13)

  • Nom :                                               GINOUX
  • Prénom :                                          Vincent Florentin
  • Année de naissance :                     1789
  • Régiment :                                        Marine
  • Période :                                           1808-1815
  • Commune de résidence :               Arles (13)

Ce Vincent GINOUX est contenu dans la base de trois généalogistes amateurs. Mais je ne retiendrais que ceux de Laurent ACHARD pour la précision de ses travaux qui m’ont servi à développer le texte qui suit.

 Vincent est issu d’une famille de huit enfants. Il en est le second. Vincent a un deuxième prénom : Florentin. C’est ce que consigne son acte de baptême daté du 13 janvier 1790. Mais, lors de celui-ci, il n’est pas reconnu par ses parents. Le nom de GINOUX ne figure pas sur le registre des paroisses de la ville et du terroir ! Ce n’est que plus tard, le 30 avril 1792, que ses parents, à la suite de leur mariage, le reconnaîtront.

A 18 ans, il est enrôlé dans la marine napoléonienne.

Marin de la garde impériale (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

A son retour de campagne (1815), Vincent Florentin se mariera à Arles le 7 octobre 1816 avec une tarasconnaise Marie CILLY. Ils auront deux enfants : Louise et Antoine. Il restera marin sans que l’on puisse dire s’il était pécheur sur le Rhône, ou pécheur hauturier ou encore dans la marine marchande.

Vincent mourra à Arles (tout comme son épouse) le vendredi 5 avril 1861, à l’âge de 71 ans.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

L’entourage familial de Vincent Florentin GINOUX

GINOUX Charles - Saint Denis (30)

  • Nom :                                                GINOUX
  • Prénom :                                           Charles
  • Année de naissance :                      1789
  • Commune de résidence :               Saint Denis (Gard)
  • Arrondissement :                             ALÈS (Gard)
  • Période :                                            1809-1815

Pour ce Charles GINOUX, Généanet et Hérédis Online ne me sont d’aucune aide.

La première action pour tenter de retrouver ce Charles fut de le chercher dans les baptêmes de Saint Denis, en 1789. Peine perdue, il n’y est pas !

Si après 1815 – année de sa libération – il habitait Saint-Denis (village situé à 25 km au nord-est d’Alès), je devrais le trouver sur le recensement de 1836. Mais il n’y est pas malgré la présence de nombreux GINHOUX mais aucun Charles ne figure dans le lot.

Concernant Alès, le premier recensement date de 1876. Charles aurait alors 84 ans ! Cette éventualité ne s’est pas vérifiée au travers des 51 pages du recensement d’Alès pour 1876.

Sitôt ses 20 ans fêtés Charles a été embringué dans les conquêtes napoléoniennes. Ainsi, il a traîné ses guêtres durant 6 années dans les tourmentes guerrières.

Aucune trace de son éventuel mariage à Saint-Denis

Charles GINOUX n’est pas décédé à Saint-Denis, ni à Alès. Les tables décennales 1857-1862, 1863-1872 et 1873-1882 n’ont aucune trace da sa mort !

Saint-Denis compte de nos jours moins de 300 habitants

GINOUX François - Saint Hippolyte du Fort (30)

  • Nom :                                                GINOUX
  • Prénom  :                                          François
  • Date de naissance  :                        29/12/1793
  • Commune de résidence  :              SAINT HIPPOLYTE DU FORT
  • Arrondissement  :                            LE VIGAN – Gard
  • Période  :                                           1812-1815

Selon le calendrier révolutionnaire, il serait né le 9 nivôse an II. Mais le registre des naissances – Catholiques – de Saint-Hippolyte-du-Fort correspondant à cette date ne le contient pas !

Quant aux registres protestants, ils ne vont pas au-delà de 1792.

Un François GINOUX est mort à Saint-Hippolyte-du-Fort le 31 juillet 1870. Selon cet acte, il était :

  • Maître-maçon
  • Natif de Saint-Laurent-le-Minier (30). Mais là, aucun François GINOUX n’est né le 29 décembre 1792. Cependant on y trouve un François Simon GINOUX qui a vu le jour le 5 février 1793, ce qui ne coïncide pas du tout avec celui recherché !
  • Il était âgé de 78 ans, Cela correspond à une naissance vers 1792
  • Veuf de Marie ARNAUD (1786-1858)

Ce couple a eu un premier enfant, Eugène, né à Saint-Hippolyte-du-Fort le 5 décembre 1817. Mais ce n’est pas là que le mariage a été célébré, ni à Saint-Laurent-le-Minier. Cette célébration a très certainement eu lieu au village de Marie ARNAUD…

Ce François Simon GINOUX n’est certainement pas le Médaillé recherché. La question qu’il faut alors se poser est :

  • Y-a-t-il un autre François GINOUX mort à Saint-Hippolyte-du-Fort après 1857 ?
    • Je peux affirmer que NON après avoir parcouru les Tables Décennales de 1853 à 1882 puis Tables Annuelles de 1883 à 1902.

Pour conclure, je n’ai pas retrouvé ce François GINOUX, né le 29 décembre 1793

  • À ?
  • Fils de ? et de ?
  • Marié le ?, avec ?
  • Père de ?
  • Mort le ?, à ?

Et aucun élément ne permet de fusionner François et François Simon !

GINOUX Jean Baptiste - Cornillon (30)

  • Nom :                                                    GINOUX
  • Prénom :                                                Jean Baptiste
  • Année de naissance :                          1781
  • Commune de résidence :                   CORNILLON
  • Arrondissement :                                 UZES (Gard)
  • Régiment :                                             7e Léger
  • Période :                                                1804-1813

Jean Baptiste GINOUX est effectivement né à Cornillon mais le 1er avril 1782, et non en 1781.

Jean Baptiste GINOUX est resté neuf ans sous le drapeau napoléonien et plus particulièrement sous celui du 7e Régiment d’Infanterie Légère. Ainsi, on peut dire, en résumé, que son parcours fut, peu ou prou, ce qui suit :

  • 1804 – Quelques bataillons de ce régiment sont à Rennes.
  • 1805 – 2000 hommes du 7e régiment embarquent à Brest pour une destination inconnue.
  • 1805 – Une détachement rejoint Langres, puis Belfort, puis Huningue.
  • 1805-1808 – Campagnes en Allemagne (Fribourg, Ulm, Cobourg, Grafenthal, Iéna, Friedland), en Autriche (Voralberg) et en Pologne (Kostrzyn, Utrata, Golymin, Osterode)
  • 1808-1809 – Après les lourdes pertes subit par le 7e Régiment (et d’autres), Napoléon est contraint à une réorganisation de son Armée.
  • 1809 – La campagne en Autriche se déroule sur plusieurs fronts : Aspern-Essling, Raab, Wagram. En octobre, la paix est signée, l’Armée française évacue l’Autriche.
  • 1810-1812 – Le 7e Léger demeure en garnison en Allemagne. Il se prépare pour la prochaine campagne : la Russie !
  • 1812 – Le 9 septembre les Armées Napoléoniennes sont à Moscou. Elles y resteront 1 mois. Le retour est catastrophique, les pertes sont considérables. Ce n’est que batailles sur batailles. Krasnoie sera le théâtre du dernier affrontement.
  • 1813-1814 – Allemagne, Belgique et campagne de France. Napoléon pour reconstituer ses Armées, lance une vaste opération de conscription.
    • Allemagne : À la suite des victoires de Lutzen et Bautzen et à l’occupation d’Hambourg, un armistice était signé. Mais les engagements continuent : Kulm, Blessern. Dresde, Gieshübel… De plus aux Russes et Prussiens viennent s’ajouter Suédois et Autrichiens qui viennent compliquer encore les desseins de Napoléon.
    • Bataille de Kulm : Une partie du 7e de ligne, très affaibli et encerclé, est contraint de capituler.
    • Belgique : le reste se retranche à Anvers qu’il défend vaillamment.
    • France : C’est à Huningue que ce Corps est reconstitué mais Napoléon est parti pour l’île d’Elbe. Louis XVIII s’installe …

Le 7e R.I.L. (Il a pris ce nom par un arrêté du 1er vendémiaire, an XII – 24 septembre 1803) sera dissous en 1854. Le Maréchal d’Empire Louis Nicolas DAVOUT, duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl, (1770-1823) fut à la tête de ce régiment.

Modèle d’Aigle qui surmontait le drapeau du régiment (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)
Carabiniers du 7e Léger en 1809-1810, d’après la collection Boersch (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)
Le drapeau du 7e RIL porte ses heures de gloire (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

Ce n’est qu’à son retour qu’il épousera Cécile PRADIER le 5 novembre 1815 au Garn (30).

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

La famille retrouvée de Jean Baptiste GINOUX

Son acte de décès contient la preuve irréfutable de son appartenance à l’Armée Napoléonienne :

La preuve !

GINOUX Joseph - Alès (30)

Nom :                                            GINOUX
Prénom :                                        Joseph
Date de naissance :                     11 décembre 1790
Commune de résidence :            ALÈS – Gard
Période :                                         1er novembre 1813 – 19 octobre 1815

Pour l’année 1790 la ville d’Alès offre sept registres des naissances. Mais le fait de connaître de façon précise sa date de naissance va m’éviter de tourner des milliers de pages.

  • Registre 1 – Cote E 19 – Catholiques : La lecture, bien que difficile, n’a pas permis de le trouver.
  • Registre 2 – Cote E 30 – Catholiques : Absent de ce registre !
  • Registre 3 – Cote E 32 – Protestants : Pas de Joseph GINOUX !
  • Registre 4 – Cote 5 E 716 – Paroisse Saint Jean-Baptiste : Ne concerne que le début de l’année 1790.
  • Registre 5 – Cote 5 E 717 – Paroisse Saint Jean-Baptiste : Pas là non plus !
  • Registre 6 – Cote 5 E 725 – Paroisse Saint Martin d’Arène ; les 16 pages de ce registre ne le contiennent pas !
  • Registre 7 – Cote 5 E 722 – Protestants : La table des baptêmes couvrant la période 1788-1790 n’offre aucun GINOUX.

Il n’est donc pas né à Alès. Il y réside seulement. Voyons alors les feuilles de recensement et commençant par 1821 (elles ne démarrent qu’en 1876).

Quant à Généanet, il offre, pour la période de naissance possible, deux ouvertures :

Lequel retenir ?

Je penche pour le premier car il est né le 10 décembre mais baptisé le 11 décembre 1790, ce qui correspond parfaitement à notre homme.

Partant de là, reste à trouver son éventuel mariage. Ce qui ne fut pas le plus difficile. Tables décennales et registres m’ont permis de découvrir qu’il s’était marié à Portes (Gard), avec Anne RIBOT, le 28 novembre 1817.

Ont-ils eu des enfants ? Je peux affirmer qu’aucun n’est né à Portes. Mais en est-il pareillement à Alès ?

Les registres 1818 et 1819 ne révèlent aucun enfant issu de cette union à Alès !

Ce Joseph GINOUX, tout comme les 20 GINOUX recensés ici, n’a pu décéder qu’après 1857. Et c’est ainsi que je trouve son décès à Alès le 18 novembre 1875.

Durant les 24 mois d’Armée dans les rangs napoléoniens :

  • Qu’a-t-il fait ?
  • Où était-il ?
  • Dans quel régiment ? Avec quel grade ?
  • Quelles campagnes a-t-il effectué ?
  • Quelles histoires a-t-il ramené de cet exil ?

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

La famille reconstituée de ce Joseph GINOUX...

GINOUX Joseph François - Génolhac (30)

Nom :                                          GINOUX
Prénom :                                     Joseph François
Date de naissance :                   15 août 1791
Commune de résidence :         GÉNOLHAC
Arrondissement :                       ALES (Gard)
Période :                                      1812-1814

Joseph GINOUX est baptisé le 16 août 1791 à 10 heures du matin à Génolhac (30). Au prénom de Joseph est ajouté celui de François. Cette association des deux prénoms se retrouve sur son acte de décès. La lecture de ce dernier acte nous apprend qu’il fut marié. Ses parents sont des ancêtres de Coco CHANEL.

Selon la tradition, le mariage est célébré « chez la fille » le 4 septembre 1817 à Sénéchas (30). Cette union, avec Marie Apollonie MERCIER est célébrée le 4 septembre 1817, c’est-à-dire bien après son retour de campagne dans les rangs napoléoniens.

Il est possible qu’une certaine Marie Rose GINOUX, née à Génolhac le 19 février 1819, soit leur premier enfant. On la trouve sur la table décennale 1813-1822 mais pas dans le registre de cette année-là.

Même remarque avec un Alexis GINOUX…

Sur la table décennale suivante, 1823-1832, il n’y a aucune naissance GINOUX !

J’ai effectué le même genre de recherche à partit de Sénéchas sans plus de succès.

En définitive, je pense que Joseph et Apollonie (ou orthographiée Appolonie) n’ont pas eu d’enfants. A l’appuie de cette réflexion le fait que ce soit un voisin qui déclare la mort de Joseph et un neveu, Gaston GINOUX, celle d’Apollonie !

De plus, on ne peut rien attendre d’un recensement car pour Génolhac, la première opération de ce genre a été effectué en 1876.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Joseph et Marie ont-ils eu des enfants ?

GINOUX Charles - La Garde (83)

N om :                                         GINOUX
Prénom :                                     Charles
Commune de résidence :         LA GARDE
Arrondissement :                       Toulon (Var)
Grade :                                         novice
Régiment :                                   sur L’ETNA

Dossier :                                      124429

Pas de date précise, mais « Novice » et « sur l’Etna » peuvent aiguiller la recherche.

  • Novice est plutôt un terme religieux. Si on parle de Marine, puisque Toulon est cité, le terme de mousse serait mieux approprié.

  • Il faut pour le second point rechercher un navire nommé ETNA et ayant opéré sous le premier Empire. Il s’en trouve un, qui n’est pas ordinaire. En effet L’Etna était un petit sous-marin mesurant 12 mètres de long, 6 mètres de diamètre pour 23 tonnes. A celui-ci, était associé un second sous-marin L’Aigle qui avait une charge de près de 140 tonnes, 25 mètres de long et 10 mètres de diamètre, propulsé à l’aide de deux moteurs à vapeur de 40 chevaux. Ces deux vaisseaux étaient dirigés par 30 marins triés sur le volet ainsi que 4 ingénieurs. Ils transportaient également 20 torpilles. L’Aigle et l’Etna étaient préparés pour faire évader Napoléon 1er de l’île de Sainte-Hélène.  L’histoire taira la difficulté notoire pour ces deux très petits bateaux d’avoir à mettre le cap vers l’Atlantique sud et tenter l’évasion de l’Empereur !

Carte de l’’île de Sainte-Hélène (Wikipédia)

Ce dernier événement permet de situer l’action en 1815 au plus tôt et 1821 au plus tard, période qui correspond au séjour passé par Napoléon 1er à Sainte-Hélène. Partant du fait qu’un mousse peut être âgé de 8 à 11 ans, cela place la naissance de Charles GINOUX entre 1804 et 1813. Cette plage offre la possibilité de retrouver le moussaillon dans les tables décennales (1802-1812 et 1813-1822), de ces deux villes. Mais aucun GINOUX n’a vu le jour sous ces cieux varois !

Charles ne figure pas sur le recensement de La Garde (83) qui date de 1836 ; ni sur celui de 1861. D’ailleurs je n’ai relevé aucun GINOUX en ce lieu, à ces moments-là. Mais il se peut que La Garde-Freinet (83) soit le nid de cette branche…. Ce qui à l’évidence ne s’avère pas être non plus le berceau de ce GINOUX ni son lieu de résidence en 1861.

Il est certain qu’en 1857, Charles GINOUX résidait à La Garde. Il pouvait donc encore y être en 1861 Ce qui n’est pas le cas !

Exemple de bateau gréé en brick.

Selon le Musée de la marine, (dires confirmés par les Editions ANCRE de Nice), une autre possibilité s’offre à nous a propos de ce bateau. Il pourrait s’agir d’un navire canonnier, nommé ETNA qui durant la période 1801-1833 avait Toulon comme port d’attache (Carte de Cassini – Toulon et sa rade). Cette canonnière était gréée en brick (Deux mâts). Il y a eu à son bord Jean-Baptiste Montagniès de La Roque (Lorient, 7 novembre 1793-Lorient, 31 mars 1862), qui deviendra Vice-amiral de la marine française. En janvier 1808, il sert sur la canonnière Etna .

Les investigations concernant Charles GINOUX s’éteignent. La raison en est que très certainement ce Charles GINOUX n’est né ni à La Garde, ni à La Garde-Freinet, ni à Toulon. Par contre, il devait habiter un de ces endroits lors de sa libération … Qu’est-il devenu par la suite ?

Mais il reste une dernière cartouche à exploiter… Il a un dossier N° 124429 que doit détenir les archives départementales du Var … Mais cette orientation (ou cote) ne conduit à aucun résultat aux AD 83.

 

GINOUX Charles Joseph - Toulon (83)

Nom :                                          GINOUX
Prénom :                                     Charles Joseph
Commune de résidence :         TOULON
Arrondissement :                       Toulon (Var)
Grade :                                         cavalier
Régiment :                                   6e Hussards

Le seul Charles Joseph GINOUX trouvé a vu le jour le 17 mars 1791 à Toulon. Mais certains documents notent sa naissance à La Sône (en Dauphiné, département de l’Isère). C’est son mariage qui fournit sa date et le lieu de sa naissance.

Il est clair que ce GINOUX fut un cavalier du glorieux 6e Régiment de Hussards. Il a été engagé, par Napoléon 1er, dans les opérations suivantes, sans que l’on puisse savoir si Charles Joseph Pierre GINOUX a participé à toutes ou à certaines :

Cavalier du 6e hussard (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

Charles Joseph Pierre meurt à Toulon le 5 mars 1868. Il a 76 ans.

Pour cette recherche Généanet ainsi qu’Heredis Online ne me furent d’aucun secours car personne n’a encore étudié cette branche varoise des GINOUX !

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

La famille reconstituée de Charles Joseph GINOUX

GINOUX François - Lourmarin (84)

Nom :                                        GINOUX
Prénom :                                   François
Date de naissance :                12 octobre 1792
Lieu de naissance :                  Lourmarin
Commune de résidence :       Lourmarin
Arrondissement :                     APT
Régiment :                                 42e de ligne
Période :                                    05/1813-1815

Il y a là un sérieux problème. Le registre pastoral des naissances de Lourmarin passe, pour l’année 1792, du 4 octobre au 1er novembre. Donc personne n’est enregistré au 12 octobre !

Et pour les baptêmes le saut passe du 19 août au 7 novembre 1792.

Le seul document où l’on retrouve un François GINOUX est le recensement effectué à Lourmarin en l’An XII (année commençant le 24 septembre 1803 et se terminant le 22 septembre 1804) d’après lequel un François aurait 13 ans … ce qui le fait naître en 1790 ou 1791 ; écart important mais pas considérable en regard de l’époque.

Extrait du recensement An XII Lourmarin (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

Sur le récemment suivant – 1836 – on ne le retrouve pas, ce qui est un peu normal car il a alors 44 ou 46 ans. En poursuivant la recherche, la paroisse de Lourmarin a baptisé un François GINOUX le 17 octobre 1790. Mais il est bien noté qu’il était né le 12 octobre.

Généanet – releveur : mjulien – fournit la date du 12 octobre 1790 pour le même François GINOUX. Cela est encore confirmé sur le site Mémoire des Hommes.

Extrait de la fiche Mémoire des Hommes (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)
Bouton ornant les vêtements de ce régiment (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

Il est donc bien établi que François GINOUX est né en 1790 ! Il est le second d’une famille de quatre enfants.

Le 29 mai 1810, il est conscrit et rejoins le Corps du 42e Régiment d’infanterie de ligne. On note au passage qu’il porte les traces d’une petite vérole.

Il rejoint très certainement l’Armée d’Espagne (dite aussi de Catalogne) où ce régiment bataille.

 Le 16 juillet 1815, comme l’ensemble de l’armée napoléonienne, il est licencié lors de la Seconde Restauration.

Le jeudi 16 avril 1818, peu avant midi, il épouse Marie Thérèse LIEUTAUD, une jeune fille de Lourmarin. Ils auront trois enfants : François, Françoise et Jacques.

François meurt veuf, à Lourmarin, le 24 novembre 1863.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Résultat concernant François GINOUX de Lourmarin.

GINOUX Jean François et Jean Louis François - Valréas (84)

Nom :                               GINOUX
Prénom :                           Jean François
Département :                 Vaucluse
Profession :                      Tisserand
Divers :                              Ancien militaire titulaire de la pension de 250 francs depuis le 15 juillet                                                   1870, décédé le 23 mars 1874 à Valréas. Source perso S. METIVIER AN Cote                                              LH3362.

Nom :                                 GINOUX
Prénom :                             Jean Louis François
Date de naissance :          14 janvier 1790
Lieu de naissance :            Valréas
Arrondissement :               Orange- Vaucluse
Régiment :                           60e et 56e de ligne
Période :                              10 juin 1809-14 septembre 1814

Tout porte à croire que GINOUX Jean François et GINOUX Jean Louis François sont la même personne car :

  • Lorsque Jean François meurt à Valréas, il a 84 ans. Ce qui correspond à une naissance vers 1790.
  • Jean François naît à Valréas le 14 janvier 1790. Son acte de naissance ne comporte pas le prénom de Louis.
  • Les parents du premier et ceux du second sont les mêmes :
    • Jean Louis GINOUX, le père et
    • Marie Thérèse Marguerite COLIN, la mère.
  • Le prénom Louis ne figure sur aucun des actes relevés et cités ci-dessous.
  • Jean Louis François exerce le métier de tisserand tout comme Jean François.
  • Au moment de son enrôlement, il est cultivateur. On le verra tisserand lors de la naissance de son premier enfant Marie Marguerite et des suivants Joseph François, Etienne François et François.

Vue du village de Venterol (26)1, lieu du mariage entre Jean François et Françoise MOUENT (Source généanet-Contributeur : Brufati)

La fiche matricule de Jean François GINOUX correspond bien aux informations recueillies pour ce soldat.

Extrait de la feuille matricule de Jean François GINOUX (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)

A ces remarques il faut ajouter qu’aucun Jean Louis François GINOUX n’est contenu dans les colonnes de Mémoire des Hommes.

De son parcours sous le drapeau à l’Aigle, il est resté dès son incorporation (10 juin 1809) dans le corps du 60e de ligne ; puis à partir du 1er septembre 1814 et les jours suivant (jusqu’au 14) il a été versé dans le 56e.

Le 60e Régiment d’Infanterie de ligne s’est particulièrement illustré :

  • Le 14 juin 1800, à Marengo ville italienne située dans le Piémont, près d’Alexandrie. Le général Napoléon BONAPARTE défait les forces autrichiennes.
  • Les 5 et 6 juillet 1809 à Wagram, village au nord de Vienne en Autriche. Napoléon 1er y remporte une nouvelle victoire décisive.

Jean François GINOUX meurt à Valréas le 23 mars 1874.

  • NB1 : J’ai signalé, le 27 mai 2023, les remarques exposées ci-dessus à l’adresse suivante : stehelene@free.fr. Aucune réaction s’en est suivie pour l’instant !
  • NB2 : J’ai contacté une certaine Sophie METIVIER qui pourrait être l’auteur de la note concernant notre Jean Louis François GINOUX. Aura-t-elle des informations sur le dossier LH3362 ?

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Jean François GINOUX entouré de ses proches

GINHOUX Jean Pierre - Marseille (13)

Nom :                                             GINHOUX
Prénom :                                         Jean Pierre
Année de naissance :                    1779
Commune de résidence :             Marseille
Département :                                Bouches du Rhône
Période :                                          1804-1814

Déjà en 1779, Marseille était une très grande ville. Ce Jean Pierre GINHOUX a pu être baptisé à :

  • Château-Gombert
  • Eoures
  • La Capelette
  • La Major
  • Les Eygalades
  • Les Olives
  • Mazargues
  • Montredon
  • Notre Dame de la Douane
  • Notre Dame des Accoules
  • Notre Dame du Mont
  • Saint André de Séon
  • Saint Barnabé
  • Saint Féreol
  • Saint-Henri de Séon
  • Saint Jérôme ou encore à
  • Saint Julien, qui sont toutes des paroisses marseillaises.

De plus, il n’est pas dit qu’il soit né à Marseille ; il est dit seulement qu’il y réside. Ces remarques rendent l’entreprise de sa recherche gigantesque.

Marseille, tout y est : le Vieux-Port, le ferry-boat et Notre-Dame-de-la-Garde (Source : Généanet – Contributeur : jomysega)

Il est cependant possible de le retrouver sur les tables décennales des décès de Marseille, après 1857… à condition, bien entendu, que :

  • Il soit mort dans cette ville,
  • L’orthographe de son nom soit conservée.

La table décennales des décès – Marseille 1853-1862 – ne le contient pas. Voyons la suivante 1863-1872 où l’entreprise s’est avérée vaine.

En conclusion, il devient impossible de poursuivre cette quête d’informations concernant ce Jean Pierre GINHOUX !

De plus, aucun Jean Pierre GINHOUX ne s’est marié à Marseille au cours des années 1813-1822 et 1823-1832

GINHOUX Jean Pierre - Marseille (13)

Nom :                                           GINHOUX
Prénom :                                       Jean Pierre
Année de naissance :                 1789
Commune de résidence :           Marseille
Département :                              Bouches du Rhône

Cet autre Jean Pierre GINHOUX, bien que bien plus jeune (- 10 ans), va poser les mêmes problèmes que le précèdent. A savoir :

  • Est-il né à Marseille ?
  • Est-il mort à Marseille ?
  • S’est-il marié à Marseille ?
  • A-t-il eu des enfants ?
  • Où et quand est-il mort ?

De plus, on ignore son affectation militaire et la durée de sa ou ses campagnes.

Il existe pourtant une solution pour le retrouver (lui et le précédent). Elle consisterait à consulter les 945 réponses du recensement marseillais de 1856. La tâche, bien qu’envisageable, est monumentale.

Là aussi je renonce à poursuivre ce « dévoué au service de l’Empereur ».

GINHOUX Jacques - Saint Brès (30)

  • Nom :                                            GINHOUX
  • Prénom :                                        Jacques
  • Année de naissance :                   1794 – 1795
  • Commune de résidence :            ST BRÈS
  • Arrondissement :                          ALES (Gard)
  • Période :                                         1808-1815
Cartouche extraite du mariage Jacques GINHOUX & Marguerite LACROIX

Il semblerait qu’un Jacques GINHOUX se soit marié à Saint-Brès le 31 août 1821. Il aurait épousé une certaine Marguerite LACROIX.

Il s’agit effectivement de notre grognard car l’acte stipule qu’il est né « An III », et plus précisément le 15 ventôse. Le lieu n’est pas précisé. Par contre l’orthographe de son nom est identique à sa fiche de Médaillé.

La recherche d’une naissance, à Rousson (30) de ce Jacques GINHOUX n’aboutit pas à la découverte de notre grognard. Deux Jacques GINHOUX y sont pourtant nés :

  • Jacques GINOUX né le 5 mars 1795 soit le 15 ventôse an III
  • Jacques GINOUX né le 15 octobre 1795 soit le 23 vendémiaire an IV

Ce qui ne correspond pas de façon précise à :

Second extrait du mariage GINHOUX & LACROIX
Le clocher paroissial domine le village de Saint-Brès (Source : Généanet – Contributeur : cartespostales)

On remarque cependant que la date du 15 ventôse se retrouve deux fois mais qui associé à an III correspond à 1795 et non 1794. Il y aurait donc une erreur d’enregistrement « côté Militaire ». A décharge, il faut dire que l’an III a commencé le 22 septembre 1794 et s’est terminée le 22 septembre 1795 ; soit ¼ en 1794 et ¾ en 1795.

Concernant son décès, il n’a pu mourir qu’à Saint-Brès car :

  • Ses deux enfants y naissent,
  • Son épouse y meurt,
  • Ses parents y décèdent.

Malgré cette quasi-certitude, il n’est pas simple de retrouver cet acte de décès : les feuilles de 1884 ne sont pas à leur place normale… Jacques est mort à 89 ans. Les sept années d’errance passées dans la Grande Armée n’ont pas entamé sa bonne santé, sa solidité campagnarde.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Image de l’aboutissement de la famille de Jacques GINHOUX

GIGNOUX (GINOUX) Pierre - Arles (13)

  • Nom :                                            GIGNOUX (GINOUX)
  • Prénom :                                        Pierre
  • Année de naissance :                   1787
  • Commune de résidence :             Arles
  • Département :                                Bouches du Rhône
  • Régiment :                                       Marine
  • Période :                                          1806-1815

Ce sont encore les travaux de Laurent ACHARD et de sa famille qui viennent à mon secours…

Cartouche de cette légitimation

Ce Pierre GINOUX est le frère de Vincent Florentin, vu plus haut. Ils sont les enfants de Jean et Anne RASSIS qui les ont reconnus le 30 avril 1792, le jour de leur mariage. Ils auront par la suite d’autres frères et sœurs.

Comme son père, Pierre est marin.d’où son affectation dans la Marine… Vincent Florentin est aussi marin. Leurs frères le seront également sauf Jean, le dernier-né qui optera pour l’agriculture.

Ce Pierre GINOUX est né le 20 novembre 1786, mais son acte de naissance est introuvable. Cette précision se lit sur son acte de mariage. En effet, le 6 janvier 1817, il se marie à Arles, avec Jeanne Marie TOULOUSAN.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

Le couple n’aurait eu qu’un seul enfant !
Le Redoutable engagé dans la bataille de Trafalgar (cliquer sur l'image pour se rendre sur le site d'où elle a été tirée)
La famille de nos deux grognards au grand complet

Pierre GINOUX meurt à Arles le 21 décembre 18631. Il a 77 ans. On notera deux choses :

  • Les deux pièces d’état-civil trouvées le nomment GINOUX et non GIGNOUX
  • Aucun héritier au couple GINOUX-TOULOUSAN.

Actes d’état civile de la famille GINOUX RASSIS sur Hérédis Online.

GIGNOUX (GINIOUX) Louis - Retournac (43)

  • Nom :                                             GIGNOUX (GINIOUX)
  • Prénom :                                        Louis
  • Date de naissance :                      8 octobre 1792 (5/10/1792)
  • Lieu de naissance :                       RETOURNAC
  • Commune de résidence :            RETOURNAC
  • Arrondissement :                          YSSINGEAUX (43)
  • Profession :                                     indigent
  • Grade :                                             Soldat
  • Régiment :                                       2e Esc 23e Dragons puis 20° Régiment d’Infanterie de Ligne
  • Période :                                          1812-1815
  • Campagnes :                                   Prusse

Une première petite anomalie vient entacher le portrait de ce soldat : Le site des Médaillés le nomme GIGNOUX et son acte de naissance le nomme GINIOUX !

Une seconde erreur : Louis GIGNOUX n’est pas né le 8 octobre 1792 à Retournac (43), mais le 5 (C’est le 8 mis pour 8bre = octobre qui a été retenu comme étant le jour de sa naissance et de baptême). Il est le fils de Pierre et de Magdeleine MARGERIT.

Durant ses 3 ans d’enrôlement il a pu être engagé dans les batailles suivantes du 23ème régiment de Dragons :

Le 23e régiment de dragons est licencié en 1814.

A la dissolution de ce régiment, il est versé dans le 20e RIL, à propos duquel, le site Mémoire des Hommes fournit un historique complet, dont les matricules des soldats formant ce corps (cote SHD/GR 21 YC 188).

De retour au pays, il se marie, le mardi 25 avril 1826 avec Marianne PONTVIANNE. Ils auront trois enfants.

Dragon du 23ème (Dragon en vedette de Ernest MEISSONIER)

Louis, était-il un Dragon à cheval ?

Louis GIGNOUX (né GINIOUX) meurt à Retournac (43) le 9 août 1859 à l’âge de 66 ans.

Actes d’état civil cités sur Hérédis Online.

On remarquera la diversité du nom de famille !

Sources

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Bibliographie

  • Les Soldats de la Grande Armée – Jean Claude DAMAMME.
  • Lendemains d’Empire. Les soldats de Napoléon dans la France du XIXe siècle – Natalie PETITEAU.
  • La Bataille de Waterloo – Jean Claude DAMAMME.
  • Les Batailles de Napoléon – Laurent JOFFRIN.
  • Dictionnaire de la Grande Armée – Alain PIGEARD.
  • Les Guerres napoléoniennes – 1796-1815 – Gunther ROTHENBERG.
  • Les Grognards centenaires de Napoléon – Les derniers soldats médaillés de Sainte-Hélène – Yves MOERMAN et Yann DENIAU.
  • Les grognards de Cabrera – Pierre PÉLISSIER et Jérôme PHÉLIPEAU (Historia N° 401).
  • Le Figaro ‘Histoire’ N° 20 : Waterloo, la chute de l’Aigle …
  • Répertoire des navires français utilisés en temps de guerre de J. Vichot
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Remerciements

  • Laurent ACHARD qui a poursuivi les travaux de Nicole et Pierre GINOUX
  • Jean Louis BLOUET
  • Josie BOLANDER
  • Bernard CHAREYON
  • Maryse COURS
  • Jean DEVAUX
  • Paul GAILLARD
  • Frédéric GOLL
  • Lisa Lynn LANDRIN
  • Patrice RICHARD
  • Daniel SAUVEUR
  • Jocelyne SAUDADIER-LEBAS
  • Odile SICARD
  • Daniel TERTIAN
  • La société www.ancre.fr 
  • Musée de la Marine – Paris

Auteur

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Roland MONGAÏ – Diplômé universitaire en Généalogie et Histoire des familles.

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