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CHANEL FOURNIER

Virginie Angéline FOURNIER et Henri Adrien CHANEL, grands-parents de Coco CHANEL

C’est en octobre 1853 que la famille FOURNIER GINOUX, les parents de Virginie Angéline, s’installe au Travers, hameau de la commune de Castillon de Gagnères. Il semble que le couple  ouvre une magnanerie et a besoin de main d’oeuvre. Cette main d’oeuvre se nomme Henri Adrien CHANEL qui vient de sa montagne de Ponteils, commune de Génolhac. Ce dernier séduit leur fille (âgée de 16 ans), Virginie Angéline FOURNIER. Les parents les marient rapidement à Castillon de Gagnières le 11 mai 1854. Le jeune couple va s’expatrier très rapidement.

Henri Adrien CHANEL  va exercer plusieurs métiers (avant de se stabiliser sur celui de marchand) dans de nombreuses communes de France :

  • journalier à Alès (Gard) en 1855
  • ouvrier à l’usine de Salindres (Gard) en 1859
  • boulanger à Bessèges  (Gard) en 1861
  • ouvrier mineur à Bessèges en 1862
  • boulanger de nouveau en 1863 à Bessèges
  • épicier à Saint André Capcèze hameau de Vielvic (Lozère) en 1867
  • marchand d’étoffe à Tain (Drôme) en 1869
  • marchand ambulant à Montpellier (Hérault) en 1872
  • marchand ambulant à Alès en 1877
  • marchand à Saintes (Charente Maritime) en 1882
  • marchand-négociant à Clermont Ferrand (Puy de Dôme) de 1884 à 1887
  • marchand à Brive la Gaillarde en 1892
  • marchand à Objat (Corrèze) en 1898
  • marchand à Bourges (Cher) en 1902 (résidence de Jules Marius, peut-être avec ses parents)
  • marchand à Vichy (Allier de 1906 à 1912

19 enfants seraient nés du couple CHANEL FOURNIER. 12 ont été repérés :

  • Auguste Henri né le 19 janvier 1855 à Alès (Gard) et décédé le 23 février 1856 à Alès (décédé nourrisson)
  • Henri Albert né le 19 novembre 1856 à l’hospice de Nîmes, le père est absent (il est probable que le père soit emprisonné). Il se marie le 17 novembre 1884 à Courpière (Puy de Dôme) avec Jeanne DEVOLLE. C’est le père de Coco CHANEL
  • Virginie Angéline née le 17 mars 1859 à Rousson (Gard) et décédé le 18 juillet 1862 à Bessèges (Gard) (décédée à 3 ans
  • Henri Auguste né le 6 décembre 1861 à Bessèges (Gard) et décédé le 18 mars 1862 à Bessèges (décédé nourrisson)
  • Louise Angélina dite Julia née le 13 juillet 1863 à Bessèges (Gard). elle se marie le 23 août 1887 à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme) avec Paul Eugène COSTIER employé aux chemins de fer. Elle décède le 18 avril 1943.
  • Marie Eulalie née le 17 décembre 1865 à Ponteils et décédée le 20 août 1867 à Saint André Capcèze (Lozère) (décédée à 2 ans)
  • Clément Augustin Hillaire né le 13 juillet 1867 à Saint André Capcèze hameau de Vielvic (Lozère) et décédé le 12 février 1868à Alès (Gard) (décédé nourisson)
  • Joseph Albert né le 16 mars 1869 à Tain (Drôme), 1er jumeau, décédé le 4 avril 1869 en nourrice à Etables (Ardèche) (décédé nourrisson)
  • Joseph Louis né le 16 mars 1869 à Tain (Drôme), second jumeau
  • Hippolyte Henri né le 3 septembre 1872 à Montpellier (Hérault). Il se marie le 8 août 1908 à Vichy (Allier) avec Marie-Louise VOISSE dont il divorce le 2 juillet 1914. Il est à Vichy à la mort de sa mère en 1912. Il décède le 14 juillet 1916 à la prison de Moullins (Allier).
  • Jules Marius né le 24 octobre 1877 à Alès (Gard). Il reste célibataire et s’engage dans la Légion.
  • Adrienne Clotide née le 5 avril 1882 à Saintes (Charente Maritime). Elle se marie le 29 avril 1930 à Nexon (Haute Vienne) avec son compagnon Maurice de GAY, Baron de Nexon, propriétaire éleveur. Elle est la meilleure amie de sa nièce, Coco CHANEL. Elle décède le 22 novembre 1956 à Nexon, au château.

Actes d’état civil de la famille

Les fils CHANEL, de drôles de cocos !

Henri Albert CHANEL

Par jugement du Tribunal de Tours du 23 juin 1883, Henri CHANEL, 26 ans, demeurant à Tours (Indre et Loire), marchand est condamné à 3 mois fermes pour escroquerie et abus de confiance. Il les effectuent jusqu’au 23 septembre 1883. Il est donc absent à la naissance de sa fille Gabrielle CHANEL, dite Coco CHANEL, le 20 août 1883.

Une loupe apparaît en passant la souris sur l’image.

Hippolyte Henri CHANEL

Hippolyte Henri est marchand de lainage à l’âge de 20 ans en 1892. Lors de l’appel sous les drapeaux, il est réformé pour « Perte de l’oeil droit ».

Le 11 septembre 1907, il est condamné par le Tribunal de Cusset (Allier, près de Vichy) pour outrage à agent et contravention : 10 francs avec sursis et 1 francs d’amende. Il se marie en 1908. Il perd son père puis sa mère en 1912, divorce en 1914.

Le 30 novembre 1915, il est condamné par le conseil de guerre à 6 mois de prison pour vol sur les emprises d’une compagnie de chemins de fer (vol d’une musette garnie de linge et de provisions au préjudice d’un militaire. Il est enfermé à la prison civile de Clermont-Ferrand puis à la prison de Moullins où il meurt le 14 juillet 1916.

Voir matricule militaire de Hippolyte Henri.

Jules Marius CHANEL

Le 3 mars 1893, à l’âge de 16 ans, Jules Marius est condamné par le tribunal Correctionnel d’Alès pour vol. Il est acquitté comme ayant agi sans discernement.

Le 14 septembre de la même année, il est condamné à 3 mois de prison pour vol et vagabondage par le Tribunal Correctionnel de Nîmes.

Le 16 mai 1894, il est condamné à 5 ans de travaux forcés et 10 ans d’interdiction de séjour pour vols qualifiés par la Cour d’Assises d’Aix.Il est libéré de sa peine le 16 mars 1899.

Il est dirigé le jour même sur le 1er Bataillon d’infanterie légère d’Afrique comme chasseur de seconde classe. Il est envoyé en Algérie du 21 mars 1899 au 10 avril 1902. Il passe dans la réserve d l’armée avec certificat de bonne conduite refusé.

Le 8 janvier 1903, il est condamné par la Cour d’Appel de Montpellier à un mois de prison pour vagabondage et port d’arme prohibé.

Il s’engage volontairement pour 5 ans le 4 février 1904 à Marseille pour le 1er Régiment Etranger. Il est réformé par la commission spéciale de Bel Abbès en le 2 juillet 1904 pour bronchite suspecte. Le certificat de bonne conduite lui est accordé.

Le 11 janvier 1910, il est condamné par le Tribunal Correctionnel de Marseille pour escroquerie, tentative d’escroquerie, avec interdiction de séjour pour des faits commis en novembre 1909 à Marseille.

Le 2 mars 1910, il est condamné par arrêt de la Cour d’Appel d’Aix à 6 mois de prison et à la relégation sur appel du jugement précédent du Tribunal correctionnel de Marseille. Il est affecté à la relégation collective le 29octobre 1910 (Exclus colonial). 

Il est embarqué le 23 décembre 1910 sur le navire La Loire qui arrive le 13 janvier 1911 en Guyane.

Le 20août 1912, les Assises de Cayenne le condamne à 5 mois de prison pour coups et blessures volontaires mortels sans intention.

Il s’évade le 14 mars 1913. 

Voir matricules militaire et du bagne de Guyane de Jules Marius.

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