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Les armées de Napoléon

Table des matières

Les armées de Napoléon, la Grande Armée

Il me semble utile et nécessaire, avant de mettre en lumière deux GINOUX qui meurent au cours des conquêtes napoléoniennes : Jean Baptiste François et Jean Pierre GINOUX, de détailler quelque peu la vie à laquelle Napoléon contraignait ses Hommes.

C’est par un jeu de Question-Réponse que je satisferai la curiosité du lecteur peu ou prou averti de ce passé que certains qualifierons de glorieux et d’autres pas. Ainsi la toute première interrogation sera :

Quel but poursuivait NAPOLEON à travers ses guerres en Europe ?

Napoléon avait plusieurs objectifs principaux dans ses guerres en Europe :

  • Expansion territoriale : Napoléon cherchait à étendre l’influence et le territoire de la France sur le continent européen. Il voulait créer un empire durable et dominant.
  • Hégémonie continentale : En contrôlant la majeure partie de l’Europe, Napoléon espérait établir une domination française incontestée.
  • Instauration de l’ordre napoléonien : Il souhaitait imposer des réformes administratives, judiciaires et économiques basées sur les idéaux de la Révolution française, ce qui incluait la centralisation du pouvoir et la suppression des anciennes structures féodales.
  • Blocus continental contre le Royaume-Uni : En fermant les ports européens aux marchandises britanniques, Napoléon espérait affaiblir l’économie britannique et forcer ce pays à se soumettre.
  • Stabilisation de son régime : En sécurisant ses frontières et en établissant des alliances, Napoléon cherchait à consolider son pouvoir et à assurer la pérennité de son empire.

Ces objectifs ont conduit à une série de campagnes militaires et de réformes qui ont profondément transformé l’Europe de l’époque.

Quel était l'armement de la Grande Armée de Napoléon

L’armement de la Grande Armée de Napoléon était varié et adapté aux différentes unités et rôles au sein de l’armée. Voici un aperçu des principaux types d’armement utilisés :

  • Infanterie
    • Fusil Charleville modèle 1777 : Fusil à mèche de calibre 17,5 mm, à un seul coup. Il était utilisé par la majorité des soldats d’infanterie.

    • Baïonnette attachée au fusil pour les combats au corps à corps.
    • Sabre briquet utilisé par les grenadiers pour les combats rapprochés.
    • Pistolet : Certains soldats portaient également des pistolets pour les situations de combat rapproché ou d’auto-défense.
    • Équipement de protection : Les soldats portaient des casques (souvent des shakos ou des bonnets de police) et des cuirasses pour se protéger.
  • Cavalerie
    • Sabre : Arme principale des cavaliers, utilisée pour les charges et les combats rapprochés.
    • Pistolet utilisé pour les situations de combat rapproché ou d’auto-défense.
  • Artillerie
    • Canons de divers calibres utilisés pour les bombardements et les tirs à longue distance.
    • Mortiers utilisés pour les tirs en angle élevé, et pour les attaques sur les fortifications.
  • Génie
      • Outils et équipements de génie utilisés pour la construction de ponts, de fortifications et d’autres infrastructures militaires.

Ces armes, combinées à une formation rigoureuse et à des tactiques efficaces, ont permis à la Grande Armée de Napoléon de remporter de nombreuses victoires sur les champs de bataille, mais aussi quelques défaites….

Comment se déplaçait l'Armée napoléonienne ?

L’armée napoléonienne, connue sous le nom de Grande Armée, était réputée pour sa rapidité et son efficacité. Voici quelques aspects clés de ses déplacements et de ses tactiques :

  • Marches rapides : Napoléon insistait sur la rapidité des mouvements de ses troupes. Il disait : « La perte de temps est irrémédiable en guerre. Je peux perdre une bataille, mais jamais une minute. »
  • Système des corps : L’armée était divisée en corps indépendants, chacun capable de se déplacer et de combattre de manière autonome. Cela permettait une grande flexibilité et une réduction des longues lignes de ravitaillement.
  • Vivre sur le pays : L’armée napoléonienne adoptait souvent la stratégie de « l’armée doit nourrir l’armée », vivant sur les ressources locales plutôt que de dépendre de longues chaînes d’approvisionnement.
  • Tactiques combinées : Les attaques impliquaient souvent une coordination entre l’infanterie, la cavalerie et l’artillerie, maximisant ainsi l’efficacité des forces.
  • Utilisation stratégique du terrain : Napoléon savait utiliser le terrain à son avantage, choisissant des positions défensives solides et attaquant à des moments opportuns.

Ces tactiques ont permis à Napoléon de dominer une grande partie de l’Europe.

Comment se passait un bivouac de la Grande Armée ?

Un bivouac de la Grande Armée impliquait plusieurs étapes et tâches pour assurer la sécurité et le confort des soldats. Voici un aperçu de ce à quoi ressemblait un bivouac :

  • Choix de l’emplacement : Les soldats devaient trouver un terrain plat et éloigné de toute menace potentielle. Ils devaient également éviter les zones inondables ou sujettes à des glissements de terrain.
  • Montage des tentes : Les tentes militaires étaient conçues pour être faciles à monter et à démonter rapidement. Les soldats devaient savoir assembler correctement leurs tentes pour assurer leur stabilité et leur résistance aux intempérie.
  • Sécurité et camouflage : Les soldats devaient camoufler leur position pour minimiser les risques d’attaque ennemie. Ils mettaient en place des systèmes de sécurité pour détecter toute intrusion.
  • Gestion des ressources : Les soldats devaient rationner les ressources telles que la nourriture, l’eau et le carburant. Ils devaient utiliser ces ressources de manière optimale.
  • Hygiène et santé : Maintenir l’hygiène personnelle était essentiel pour prévenir les maladies et les infections. Les soldats devaient gérer leurs déchets et maintenir un environnement propre.
  • Construction des abris : En l’absence de tentes, les soldats utilisaient souvent des abris de fortune faits de branchages ou de paille pour se protéger de la pluie et du vent.

Pendant la nuit, les soldats dormaient souvent habillés à la belle étoile, enroulés dans leur capote autour d’un feu pour se réchauffer et cuire leurs aliments. Les patrouilles étaient organisées pour assurer la sécurité du camp.

Ces pratiques permettaient à la Grande Armée de maintenir son efficacité et sa cohésion même dans des conditions difficiles.

Comment était articulée la Grande Armée : Corps d'armée, bataillon, compagnie ....

La Grande Armée de Napoléon était organisée de manière hiérarchique et structurée pour maximiser son efficacité sur le champ de bataille. Voici une vue d’ensemble de cette organisation :

  • Corps d’armée : La Grande Armée était divisée en plusieurs corps d’armée, chacun commandé par un maréchal ou un général de division. Chaque corps d’armée comprenait plusieurs divisions d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie.
  • Division : Une division était composée de plusieurs brigades d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie. Chaque division était commandée par un général de division.
  • Brigade : Une brigade comprenait plusieurs régiments d’infanterie ou de cavalerie, ainsi qu’une batterie d’artillerie. Chaque brigade était commandée par un général de brigade.
  • Régiment : Un régiment était l’unité de base de l’armée et comprenait plusieurs compagnies. Chaque régiment était commandé par un colonel.
  • Compagnie : Une compagnie était composée de plusieurs sections ou pelotons, dirigés par un capitaine ou un lieutenant.

En plus de ces unités combattantes, la Grande Armée incluait également des unités de soutien telles que le génie (ingénieurs militaires), les services de ravitaillement et de santé, ainsi que les états-majors chargés de la logistique et de la coordination des opérations.

Cette structure hiérarchique permettait une gestion efficace et flexible des troupes, facilitant la communication et la coordination sur le champ de bataille.

Un tel découpage ne devait-il pas entrainer une multitude de grades ?

La Grande Armée avait une structure complexe avec de nombreux grades pour permettre une gestion efficace et précise des troupes. Voici un aperçu de quelques-uns des principaux grades :

  • Maréchal de l’Empire : Le plus haut grade militaire, attribué à certains des officiers les plus expérimentés et respectés de Napoléon.
  • Général de division : Commandant d’une division, responsable de plusieurs brigades.
  • Général de brigade : Commandant d’une brigade, responsable de plusieurs régiments.
  • Colonel : Commandant d’un régiment.
  • Lieutenant-colonel : Ce grade se situait juste en dessous de celui de colonel. Un lieutenant-colonel pouvait commander un régiment en l’absence du colonel ou assumer d’autres responsabilités importantes au sein du régiment.
  • Chef de bataillon ou Commandant : Officier commandant un bataillon au sein d’un régiment. Un commandant dirigeait un bataillon, qui était une sous-unité d’un régiment. Chaque bataillon était composé de plusieurs compagnies.
  • Capitaine : Commandant d’une compagnie.
  • Lieutenant : Second d’un capitaine et souvent commandant d’un peloton au sein d’une compagnie.
  • Sous-lieutenant : Grade d’officier subalterne, généralement un débutant dans le rôle de commandement.
  • Sergent : Sous-officier responsable de plusieurs soldats au sein d’une section.
  • Caporal : Soldat avec des responsabilités de supervision sur un petit groupe de soldats.

Ces multiples grades permettaient une chaîne de commandement claire et une communication efficace, indispensables pour la coordination et le succès des opérations militaires.

En moyenne, de combien de kilomètres par jour pouvait avancer une troupe de Napoléon ?

En moyenne, une troupe de l’armée napoléonienne pouvait avancer d’environ 20 à 25 kilomètres par jour. Cela dépendait de plusieurs facteurs, tels que le terrain, les conditions météorologiques, l’état des routes, et le poids des équipements transportés. Les soldats devaient souvent marcher longtemps et rapidement pour maintenir leur avance, mais ils prenaient aussi des pauses régulières pour se reposer et se ravitailler.

Les troupes de Napoléon franchissant le Danube (Bataille de Wagram) – Wikipédia

Quelle fut la bataille napoléonienne, en Europe, la plus éloignée de Paris ?

La bataille napoléonienne la plus éloignée de Paris en Europe fut probablement la campagne de Russie en 1812. L’armée de Napoléon a traversé une grande partie de l’Europe pour atteindre Moscou, située à environ 2 500 kilomètres de Paris. Cette campagne est l’une des plus célèbres et des plus épiques de l’histoire napoléonienne, marquée par des défis logistiques immenses et des pertes sévères dues aux conditions climatiques extrêmes et aux batailles féroces.

Combien de mois de marche pour aller et revenir d’un tel endroit ?

Pour aller et revenir de Moscou, cela a effectivement pris plusieurs mois. La Grande Armée de Napoléon a quitté Paris en juin 1812 et a atteint Moscou en septembre 1812, ce qui représente environ trois mois de marche soutenue. Le retour a été encore plus difficile et long en raison de l’hiver rigoureux, des attaques des troupes russes et des conditions climatiques épouvantables.

Le voyage aller-retour de Paris à Moscou a donc pris environ six mois, mais avec des pertes humaines et matérielles immenses, ce qui a marqué la campagne de Russie comme l’un des tournants les plus tragiques et décisifs des guerres napoléoniennes.

A quelles taches étaient attelés les chevaux dans les guerres napoléoniennes ?

Les chevaux jouaient des rôles cruciaux dans les guerres napoléoniennes. Voici quelques-uns de leurs principaux engagements :

  • Cavalerie de combat : Les chevaux étaient utilisés pour les charges de cavalerie, qui étaient des tactiques offensives puissantes pour briser les lignes ennemies. Les régiments de cuirassiers, de dragons, de lanciers, de chasseurs à cheval et de hussards étaient particulièrement réputés pour leurs charges massives.
  • Patrouille et reconnaissance : Les chevaux étaient essentiels pour les missions de reconnaissance et de patrouille, permettant aux troupes de Napoléon de recueillir des informations sur les mouvements ennemis et de surveiller les territoires occupés.
  • Soutien logistique : Les chevaux transportaient des fournitures, des munitions et d’autres matériaux essentiels pour soutenir les troupes sur le terrain. Ils étaient également utilisés pour transporter les blessés hors de la ligne de front.
  • Artillerie montée : Les chevaux portaient des canons légers, permettant une mobilité accrue des unités d’artillerie et une capacité de réponse rapide sur le champ de bataille.

Les chevaux étaient donc indispensables pour le succès des campagnes militaires de Napoléon, jouant des rôles variés et essentiels à chaque étape de la guerre.

La troupe chantait-elle durant ces déplacements ?

Les soldats de la Grande Armée chantaient souvent pendant leurs déplacements. Le chant avait plusieurs fonctions importantes :

  • Motivation et moral : Les chants aidaient à maintenir le moral des troupes, surtout lors des longues marches fatigantes.
  • Cohésion : Chanter ensemble renforçait l’esprit de corps et la camaraderie entre les soldats.
  • Rythme de marche : Les chants permettaient de synchroniser les pas et de maintenir un rythme de marche régulier.

Parmi les chants les plus célèbres, on trouve “La Victoire est à nous” (vidéo à gauche) et “Le Chant du Départ” (vidéo à droite). Ces chansons étaient souvent patriotiques et exaltantes, rappelant aux soldats les idéaux pour lesquels ils se battaient.

Avant d'aller au combat, les hommes de Napoléon avaient-ils droit à un verre d'alcool ou plus ?

Les soldats de Napoléon avaient droit à une ration d’alcool avant les batailles. En général, ils recevaient une pinte de vin1 par jour, ou un tiers de pinte de gin ou de rhum2. Cela était censé les aider à se détendre et à se préparer mentalement avant le combat.

Cependant, il est important de noter que l’alcool était rationné et contrôlé pour éviter les excès et les problèmes de discipline. L’objectif était de maintenir les soldats sobres et prêts au combat.

L’alcool avait plusieurs rôles dans les armées de l’époque : réconforter les soldats, remonter leur moral et même servir de désinfectant dans certaines situations. Cependant, la discipline restait essentielle pour éviter les excès qui pourraient nuire à l’efficacité des troupes.

C’est fascinant de voir comment les pratiques militaires de cette époque alliaient rigueur et pragmatisme pour maintenir la cohésion et la motivation des soldats !

1 Soit 0,568 litre – 2 Soit 0,189 litre.

Que contenait le paquetage d'un soldat napoléonien ?

Le paquetage d’un soldat napoléonien était conçu pour être complet et permettre aux soldats de survivre et de combattre dans des conditions variées. Voici ce qu’il contenait généralement :

  • Uniforme : Un habit bleu, des culottes, des guêtres, et un shako (casque) pour se protéger et se conformer à l’uniforme réglementaire.
  • Arme et munitions : Un fusil Charleville modèle 1777, une baïonnette, et des cartouches.
  • Équipement de protection : Un couteau de combat, des jugulaires de cuir pour maintenir le shako en place, et parfois une protection pour les joues.
  • Rations alimentaires : Pain, viande séchée, lard, légumes secs, et parfois du riz. Les rations devaient fournir environ 3 600 calories par jour.
  • Effets personnels : Un petit sac pour les objets personnels tels que des vêtements de rechange, des outils de base, et parfois des souvenirs de la famille.
  • Outils et équipements divers : Selon les besoins, des outils comme des haches et des pics pour le génie, ainsi que des éléments de campement comme des cordes et des clous.

En tout, le paquetage complet devait peser environ 20 kg, mais en réalité, les soldats transportaient souvent plus de 30 kg en raison des objets supplémentaires qu’ils emportaient.

De quoi pouvait trépasser les soldats de la Grande Armée ?

Les soldats de la Grande Armée de Napoléon Ier pouvaient trépasser de plusieurs causes, souvent liées aux conditions difficiles de la guerre à cette époque. Voici quelques-unes des principales causes de décès :

  • Les batailles : Les combats étaient évidemment une cause majeure de mortalité. Les batailles de l’époque napoléonienne étaient extrêmement violentes et sanglantes.
  • Les maladies : Les conditions sanitaires étaient très précaires. Les maladies comme la dysenterie, le typhus et d’autres infections étaient courantes et pouvaient décimer des régiments entiers.
  • Les blessures : Les blessures de guerre, souvent mal soignées, pouvaient entraîner des infections mortelles. Les amputations étaient fréquentes et se faisaient sans anesthésie, augmentant le risque de décès.
  • Les conditions climatiques : Les campagnes militaires, comme celle de Russie en 1812, exposaient les soldats à des conditions climatiques extrêmes. Le froid intense, le manque de nourriture et de vêtements appropriés ont causé de nombreuses morts.
  • La fatigue et l’épuisement : Les longues marches, le manque de repos et de nourriture affaiblissaient les soldats, les rendant plus vulnérables aux maladies et aux blessures.

Ces facteurs combinés faisaient de la vie d’un soldat de la Grande Armée une existence périlleuse et souvent brève.

Sources :

Quelle était la composition du service de santé dans l'armée napoléonienne ?

Le service de santé dans l’armée napoléonienne était organisé de manière très structurée pour répondre aux besoins médicaux des soldats sur le champ de bataille et en garnison. Voici un aperçu de sa composition :

  • Chirurgiens : Ils étaient responsables des soins chirurgicaux, y compris les interventions d’urgence et les opérations. Certains chirurgiens célèbres de cette époque incluent Dominique Larrey et Percy.
  • Médecins : Ils se concentraient sur les soins médicaux généraux et les maladies infectieuses. Ils étaient souvent impliqués dans le traitement des fièvres, des dysenteries et d’autres maladies courantes parmi les soldats.
  • Pharmaciens : Ils préparaient et distribuaient les médicaments nécessaires pour traiter les blessures et les maladies.
  • Infirmiers et aides-soignants : Bien souvent non formés de manière spécialisée, ils jouaient un rôle crucial en assistant les chirurgiens et les médecins, en prenant soin des blessés et en assurant l’hygiène des hôpitaux.
  • En plus des infirmiers et des aides-soignants, il y avait aussi des sœurs infirmières, des religieuses. Elles étaient surnommées les « anges blancs » en raison de leur dévouement et de leur tenue blanche. L’engagement des sœurs infirmières dans des conditions souvent extrêmement difficiles est une partie touchante et inspirante de l’histoire. Leur dévouement illustre le côté humain des campagnes militaires, qui peut parfois être éclipsé par les récits des batailles et des stratégies.
  • Brancardiers : Ils étaient responsables du transport des blessés depuis le champ de bataille vers les hôpitaux de campagne ou les hôpitaux fixes.
  • Hôpitaux ambulants et temporaires : En campagne, des hôpitaux mobiles étaient souvent mis en place pour traiter les blessés rapidement. Ces hôpitaux étaient souvent improvisés et dépendaient de la situation sur le terrain.

Le service de santé napoléonien était donc un système complexe et bien organisé, essentiel pour maintenir la santé et le moral des troupes.

Que devenait les morts au combat ?

Les soldats morts au combat pendant les guerres napoléoniennes étaient souvent laissés sur le champ de bataille, surtout lors des grandes batailles avec de lourdes pertes. Voici ce qui se passait généralement :

  • Pillage : Les soldats survivants, ainsi que les civils et femmes qui accompagnaient les troupes, subtilisaient la plupart du temps les armes, les vêtements et autres objets de valeur sur les corps des morts.
  • Enterrement : Dans certains cas, les corps étaient enterrés en tranchées communes, surtout après les grandes batailles. Cependant, les ressources et les temps de guerre rendaient souvent ces enterrements sommaires.
  • Nettoyage du champ de bataille : Les habitants locaux et les soldats étaient souvent responsables du nettoyage des champs de bataille, ce qui incluait l’enterrement des morts et la récupération des objets récupérables.
  • Mémoire et honneurs : Les soldats tombés au combat étaient parfois honorés par des monuments ou des tombes collectives, mais beaucoup de noms et de détails ont été perdus au fil du temps.

Les pertes humaines pendant les guerres napoléoniennes étaient énormes, avec des estimations allant de 3,5 à 6 millions de morts, incluant à la fois les militaires et les civils.

Les états-majors de Napoléon avaient ordre d'informer les municipalités du décès de leur ressortissant. Selon quelle directive impériale ?

La directive selon laquelle les états-majors de Napoléon devaient informer les municipalités du décès de leurs ressortissants était basée sur le décret impérial sur les sépultures de 1804. Ce décret stipulait diverses règles concernant les inhumations et la gestion des cimetières, y compris l’obligation pour les autorités militaires de notifier les municipalités des décès sur leur territoire.

Ces documents se retrouvent dans les registres municipaux sous la forme d’extraits mortuaires. Ces documents étaient essentiels pour maintenir un registre précis des pertes humaines et pour informer les proches des défunts, leur permettant ainsi de prendre les dispositions nécessaires pour les funérailles et d’autres démarches administratives.

Mais hélas, tous les morts ne furent pas recensés de la sorte.

Pour en savoir plus

En 432 pages, ce livre détaille par le menu la vie d’un soldat au sein de la Grande Armée.

Il est temps maintenant de se tourner vers nos GINOUX qui furent emportés par cette tourmente…

Jean Baptiste François GINOUX

A partir d’une information trouvée dans un recueil1 récapitulant les victimes vauclusiennes au cours des guerres napoléoniennes (page 46/242), est-il possible de retracer le parcours de ce grognard ?

1 Vauclusiens morts dans les guerres napoléoniennes – Recensement de l’An 12 à 1815 – Jean-Paul CHABAUD – Etudes Comtadines – Juillet 2015 –

Première chose à faire : rechercher son acte de naissance.

Jean Baptiste François GINOUX nait à Bollène (Vaucluse) le 14 avril 1790. Il est le fils de Jean Baptiste, propriétaire à Bollène, et de Marie GOYER (1760-1831).

Copie intégrale de son acte de naissance – AD 84 – Bollène – Baptêmes 1790 – voir page 91/126

Et sa feuille matricule

A ce propos, j’aurai bien aimé présenter sa feuille matricule afin de voir sa date d’incorporation, son parcours militaire au sein du 24e Régiment d’Infanterie de ligne et peut-être la cause de sa mort…

Mais voilà que d’après le site Mémoire des Hommes, les registres matricule du 24e RI sont en cours de numérisation. Pas de chance !

Qui commandait le 24e RI en 1810 ?

De 1807 à 1813 le 24e RI était placé sous le commandement du Colonel Jean Baptiste JAMIN (1772-18448), Grand Officier de la Légion d’Honneur, Baron de l’Empire, Comte et pair de Belgique1.

 

 

 

 

1 Il finira sa carrière avec le grade de Lieutenant-Général.

Le décès de Jean Baptiste

Il est bien loin de chez lui lorsque s’achève sa courte vie. En effet, c’est le 24 janvier 1810 vers 2 heures du matin, à Bruxelles (Belgique) que « La Camarde » recevra son dernier souffle.

Transcription à Bollène du décès de Jean Baptiste GINOUX survenu à Bruxelles (AD 84 – Bollène – Etat-Civil – Décès 1810 – Pages 9 & 10/77)

Bien que l’on lise qu’il décède à 20 ans, Jean Baptiste n’a, en réalité, que 19 ans au moment de sa mort.

A quel âge avait lieu la conscription durant l’épopée napoléonienne ?

Sous Napoléon, l’âge de la conscription était fixé à 20 ans. La loi JOURDAN-DELBREL, adoptée en 1798, instaurait la conscription universelle et obligatoire pour tous les hommes français âgés de 20 à 25 ans. Cela a permis à Napoléon de renforcer ses armées et de maintenir une force militaire importante.

Image : Napoléon à Eylau

Mais avec notre homme, l’Administration napoléonienne a un peu dérogé.

Quelles peuvent être les raisons de sa mort ?

En fonction de son âge et de sa position, il n’aurait pu être engagé que dans la bataille d’Eylau. Mais Eylau est à 1400 Km de Bruxelles et cette confrontation a eu lieu en 1807, il aurait alors pris les armes à 17 ans !

Nous serions arrivés à la même conclusion en considérant Friedland.

De ces constats, il en découle qu’il n’a pas pu décéder des suites d’une blessure de guerre mais qu’il pourrait être mort de maladie ou d’un banal accident dans l’enceinte du quartier militaire.

Mais alors, que pouvait faire notre Jean Baptiste GINOUX en Belgique ?i

En 1810, Napoléon n’avait pas de troupes en Belgique pour des batailles spécifiques, mais il maintenait une présence militaire dans la région pour plusieurs raisons stratégiques :

  • Contrôle des territoires conquis : Après les victoires de Napoléon, la Belgique faisait partie de l’Empire français. Maintenir des troupes sur place permettait de sécuriser et de contrôler ces territoires.
  • Préparation défensive : La Belgique était une zone stratégique en Europe, proche des frontières avec les Pays-Bas et la Belgique. Avoir des troupes en Belgique permettait de se préparer à d’éventuelles attaques ou invasions.
  • Logistique et ravitaillement : Les troupes stationnées en Belgique pouvaient servir de base arrière pour les campagnes militaires en Europe centrale et orientale, facilitant le ravitaillement et le déplacement des forces.

Ces raisons expliquent pourquoi Napoléon maintenait une présence militaire en Belgique, même en l’absence de batailles majeures en perspective.

Quels sont les ascendants de Jean Baptiste François GINOUX ?

Voici enfin Jean Baptiste1 avec ses parents et ses grands-parents. On remarque que la famille GOYER a, d’après les écritures religieuses rencontrées, plusieurs orthographes.

Pas de chapitre descendance. Chapitre effectivement inutile car Jean Baptiste François GINOUX est mort jeune

1 Après sa naissance le troisième prénom ne figure plus dans les documents le concernant.

Jean Pierre GINOUX

Le recueil de Jean-Paul CHABAUD nous fournit cette maigre information à propos de la mort d’un enfant de Lourmarin (84). Tâchons d’en savoir plus.

Sa mort à Salamanque

Blason de Salamanque

Si on décortique cet extrait, on retient en premier : Hôpital Royal de Salamanque pour lequel aucun vestige ne demeure dans cette ville espagnole.

Blason de Salamanque ci-contre.

Puis on apprend que Jean Pierre GINOUX est né à Lourmarin en 1789. Son avis mortuaire précisera que cette naissance a eu lieu le 26 septembre 1789 exactement.

Or, à cette date les registres tant paroissiaux et que pastoraux, de Lourmarin, ne contiennent aucun Jean Pierre GINOUX. Nous trouvons son acte de baptême au 3 novembre 1789 dans les registres pastoraux de Lourmarin.

Erreur découverte dans l’avis mortuaire !

Les grands-parents paternels, les parents de Jean Pierre GINOUX ainsi que ses frères et sœurs sont protestants. Leurs traces figurent dans les registres pastoraux de Lourmarin (84)

Ci-contre :

L‘actuel temple de Lourmarin

 

Copie intégrale de l’acte de naissance de JP GINOUX – AD 84 – Lourmarin – Registres pastoraux 1789 – Vue 7/20 –

L ’information suivante nous dit que Jean Pierre GINOUX est un Fusilier de la Grande Armée de Napoléon.

Image ci-contre : fusilier napoléonien (trouvée sur le site d’Amazon).

Quel rôle avait un Fusilier ?

Dans l’armée de Napoléon, un fusilier était un soldat d’infanterie de ligne qui se battait principalement avec un fusil à longue portée. Voici quelques aspects clés de leur rôle :

  • Combat à pied : Les fusiliers étaient des fantassins qui combattaient à pied, utilisant leurs fusils pour tirer sur l’ennemi à distance.
  • Formation en ligne : Ils étaient souvent alignés en formations serrées pour maximiser leur efficacité et leur capacité de feu.
  • Flexibilité : Les fusiliers pouvaient être déployés dans diverses situations, y compris les batailles rangées, les sièges et les patrouilles.
  • Résistance : Ils étaient formés pour résister aux charges de cavalerie ennemie et pour soutenir les grenadiers et les voltigeurs dans les combats.

Les fusiliers jouaient un rôle crucial dans les batailles de Napoléon, formant l’épine dorsale de l’infanterie de la Grande Armée

Où était le 39e RI en 1810 ?

En 1810, avant de rejoindre la péninsule ibérique le 39e Régiment d’Infanterie était en garnison à Rouen. Ainsi, en peu de temps Jean Pierre GINOUX a parcouru :

  • Lourmarin – Rouen = 812 Km en 184 heures environ et,
  • Rouen – Salamanque = 1268 Km en 287 heures soit un total de 2080 Km effectués en environ 471 heures = 3 à 4 mois de marche à pied !

Copie intégrale de l’extrait mortuaire de Jean Pierre GINOUX – AD 84 – Décès Lourmarin 1810 – Extrait N° 23 – Vue 17/33 –

Cet extrait contient le N° matricule de notre vauclusien : 6404. Il ne nous reste plus qu’à se retourner vers le site Mémoires des Hommes qui malheureusement propose quelques GINOUX, soldats de Napoléon mais aucun Jean Pierre originaire de Lourmarin !

Il en est de même avec Généanet. Il faut croire que les registres relatifs au 39e RI ne sont pas encore dépouillés.

La bataille de Buçaco

Cependant et sans vouloir réécrire l’histoire de Napoléon, il est bon de savoir dans quelle conquête devait être impliqué Jean Pierre GINOUX :

En l’occurrence il s’agit de la bataille de Buçaco. Elle s’est déroulée le 27 septembre 1810, dans le cadre de la guerre de la Péninsule Ibérique. Napoléon avait ordonné au Maréchal d’Empire MASSÉNA d’envahir le Portugal. Pour cela, il le place à la tête d’environ 65 000 hommes, troupe formée par le IIe Corps que commandait le Général REYNIER et le VIe Corps sous le commandement du Général NEY.

Ci-contre : André Masséna, duc de Rivoli, prince d’Essling, maréchal de France (1756-1817)1

1 Portrait du maréchal Masséna (par Flavie Renault d’après le baron Gros, 1834)

Le fusilier Jean Pierre GINOUX meurt à Salamanque (Espagne) le 26 septembre 1810, donc la veille de cette confrontation. Avec le 39e RI, il faisait partie du VIe corps d’armée.

Dans cette bataille, MASSÉNA s’oppose aux forces alliées anglo-portugaises, soit environ 51 000 hommes, dirigées par le Vicomte WELLINGTON.

Ci-contre : Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington1

1 Le duc de Wellington est debout, à mi-corps, en uniforme de maréchal, avec l’étoile et la ceinture de la Jarretière, l’insigne de la Toison d’or et un insigne spécial ordonné par le prince régent pour être porté à partir de 1815 par les chevaliers grand-croix de la division militaire de l’ordre du Bain qui étaient également chevaliers compagnons de l’ordre de la Jarretière.

MASSÉNA planifia d’attaquer les positions alliées sur la crête de Buçaco, une position défensive naturelle.

  • A l’aube, le IIe Corps emmené par le Général REYNIER attaque le flanc droit allié. Malgré leur bravoure, les forces françaises furent repoussées par la résistance déterminée des Britanniques et des Portugais.
  • Le VIe Corps, dirigé par le Général NEY, attaqua le centre et la gauche des positions alliées. Là encore, les assauts répétés et féroces des troupes françaises ne purent briser les lignes défensives ennemies.
  •  

Cette défaite française à la bataille de Buçaco peut être attribuée à plusieurs facteurs :

  • Position défensive avantageuse et une préparation minutieuse de Wellington ont eu raison des forces de MASSÉNA. En effet, il avait préparé en secret des lignes de défense connues sous le nom de Lignes de Torres Vedras. Ces fortifications construites entre 1809 et 1810 comprenaient des forts, des redoutes et des obstacles naturels situées au nord de Lisbonne. Elles étaient conçues pour empêcher les forces françaises de s’emparer de la ville et du pays.
  • Manque de vivres et de ravitaillement : Avant la bataille de Buçaco, WELLINGTON a pratiqué la stratégie de la terre brûlée en ordonnant aux paysans portugais de détruire toutes les ressources alimentaires et autres biens qui pourraient être utiles aux Français. Cela a laissé les troupes de MASSÉNA dans une région dévastée et sans ressources, ce qui a considérablement compliqué leur logistique et leur capacité à se ravitailler. Cette stratégie a été particulièrement efficace a contribué à affaiblir le moral et la capacité de combattre des troupes françaises.
  • Harcèlement par les raids britanniques : Les raids continus des forces britanniques perturbaient les lignes de communication et de ravitaillement françaises, ajoutant à la difficulté de maintenir une offensive efficace.
  • Résistance déterminée des forces alliées : Les troupes anglo-portugaises ont montré une résistance farouche et ont réussi à repousser les assauts répétés des Français.
  • Sous-estimation des forces ennemies : MASSÉNA et ses troupes ont peut-être sous-estimé la force et la détermination des forces alliées, ce qui a conduit à une stratégie de combat moins efficace.

Ces facteurs combinés ont conduit à la défaite des forces françaises à Buçaco, malgré les efforts de MASSÉNA et de ses troupes.

Et Jean Pierre GINOUX est mort pour rien !

Les frères et sœurs de Jean Pierre GINOUX

Cette déconvenue napoléonienne ne nous empêche pas de découvrir sa fratrie :

Il était le quatrième enfant d’une famille de six !

Les ancêtres de Jean Pierre

Le voilà avec parents et grands-parents

La cause de sa mort

La dernière information contenue dans l’avis mortuaire nous apprend que Jean Pierre GINOUX a été admis à l’Hôpital Royal de Salamanque le 5 septembre et qu’il y est décédé le 26 septembre 1810 suite à diarrhées.

Si aujourd’hui les diarrhées se soignent aisément, il en était tout autrement au début du XIXe siècle. Il était donc courant que l’on meure de diarrhées sévères dans les rangs de la Grande Armée d’autant que les causes ne manquaient pas :

  • Infections virales : La gastro-entérite virale est l’une des causes les plus fréquentes de diarrhée aiguë.
  • Infections bactériennes : Des bactéries comme Escherichia coli (E. coli), Salmonella, et Campylobacter peuvent provoquer des diarrhées sévères.
  • Infections parasitaires : Des parasites comme Giardia peuvent également causer des diarrhées.
  • Intoxication alimentaire : Consommer des aliments contaminés peut entraîner une diarrhée aiguë.
  • Effets secondaires des médicaments : Certains médicaments, comme les antibiotiques, peuvent perturber la flore intestinale et provoquer des diarrhées.
  • Intolérances alimentaires : Les intolérances, comme celle au lactose, peuvent aussi causer des diarrhées.
  • Stress et anxiété : Le stress peut affecter le système digestif et entraîner des diarrhées.

Les médecins de l’époque napoléonienne avaient des moyens limités pour traiter une diarrhée sévère, souvent causée par des conditions de vie difficiles et des infections comme la dysenterie. Voici quelques méthodes qu’ils utilisaient :

  • Diète stricte : Les patients étaient souvent mis à la diète avec des aliments faciles à digérer comme des bouillons de riz, des œufs et des aliments farineux.
  • Hydratation : Maintenir l’hydratation était crucial, bien que les solutions de ré-hydratation modernes n’existassent pas encore.
  • Médicaments à base de plantes : Les médecins utilisaient des remèdes à base de plantes pour tenter de soulager les symptômes.
  • Hygiène : Une attention particulière était portée à l’hygiène pour éviter la propagation des infections, bien que la compréhension des germes fût limitée à l’époque.

Ces pratiques rudimentaires et souvent inefficaces représentaient les meilleures thérapies disponibles à l’époque.

On nous aurait menti !

Il faut encore savoir que diarrhée et choléra présentent le même genre de symptômes. Il est donc possible que l’utilisation du terme « diarrhée » au lieu de « choléra » ait été stratégique pour maintenir le moral des troupes de Napoléon. Le choléra étant une maladie grave et souvent mortelle à l’époque, l’annonce de sa présence aurait pu causer panique et désespoir parmi les soldats. En revanche, la diarrhée, bien que sérieuse, pourrait paraître moins alarmante et plus courante, réduisant ainsi l’anxiété et le stress au sein des troupes.

Les commandants militaires et les responsables médicaux peuvent avoir choisi leurs mots avec soin pour éviter la propagation de la peur et maintenir l’efficacité opérationnelle des soldats. C’était une pratique courante dans les armées du passé, où la gestion de l’information jouait un rôle clé dans la discipline et le moral des troupes.

En effet, utiliser un terme moins alarmant comme « diarrhée » pouvait aussi éviter des désertions. Le moral des troupes est essentiel pour maintenir la cohésion et l’efficacité de l’armée. Si les soldats avaient su qu’une maladie aussi grave que le choléra se propageait parmi eux, cela aurait pu causer une panique généralisée et encourager certains à déserter pour sauver leur vie.

Les autorités militaires de l’époque de Napoléon, devait gérer non seulement les aspects logistiques et stratégiques de la guerre, mais aussi la psychologie et le bien-être émotionnel des soldats. Minimiser les perceptions de danger par l’usage de termes moins effrayants faisait partie de leur devoir.

Bibliographie

  • Vauclusiens morts dans les guerres napoléoniennes – Recensement de l’an XII à 1815 – Jean-Paul CHABAUD – Etudes Comtadines – Juillet 2015.

Publication des généalogies

L’ensemble des documents constituants cette étude ainsi que la hiérarchisation des personnages sont publiés sur le site d’Heredis Online.

Remerciements

Concernant la partie Généalogie de cette étude j’ai picoré ici et là dans les colonnes de Généanet. Cependant pour Jean Pierre GINOUX, bricor / Généanet m’a autorisé à piocher sans retenu dans sa base. Je tenais à le dire, je tenais à la remercier chaleureusement.

Pour la partie « technique », l’Intelligence Artificielle associé à Wikipédia sont venus à mon secours pour étoffer mon discours.

L'auteur

Roland MONGAÏ – Diplômé universitaire en Généalogie et Histoire des familles.

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1 Commentaire
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Cléo D'Avril
Cléo D'Avril
1 année il y a

Une étude vraiment remarquable! Merci beaucoup!

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