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L’Édit de Potsdam 1685

  • Dès le , Frédéric-Guillaume Ier, électeur de Brandebourg et duc de Prusse, très réactif, signa l’édit de Potsdam, qui encourageait les réfugiés à s’installer en Prusse, en leur conférant de nombreux avantages. L’édit offrait aux protestants français :
  • un sauf-conduit jusqu’en Brandebourg-Prusse,
  • une immunité fiscale d’une durée de dix ans,
  • un juge-arbitre pour les communautés françaises
  • l’autorisation de pratiquer leur religion dans leur langue natale, selon la liturgie des Églises réformées de France.

L’édit fut immédiatement diffusé clandestinement en France, en Suisse et à Francfort, lieu de passage des réfugiés, avec l’objectif d’inciter ces populations huguenotes à se fixer dans des régions parfois durement touchées par la guerre de Trente Ans et dépeuplées pour certaines à hauteur de 40 ou 60 %. En outre, on chercha à orienter les immigrés vers des activités économiques spécifiques que l’on souhaitait développer.

Une aubaine pour l’économie du territoire

Si le Brandebourg n’était pas une destination spontanément envisagée par les réfugiés, compte tenu de son éloignement et du contraste linguistique et culturel avec la France, la précoce initiative de Frédéric Guillaume de Hohenzollern fut un réel succès. Ainsi, 20 000 protestants français s’installèrent dans le Brandebourg entre 1685 et 1731 au sein de 48 colonies huguenotes. La plus nombreuse se situait à Berlin : en 1698, 50 % des huguenots réfugiés dans le Brandebourg résidaient dans cette ville (près de 6 000 réfugiés sur les 11 500 de cette époque). Les autres colonies étaient bien moins fournies. Seule Magdebourg franchit en 1720 la barre des 2 000 membres. Tandis qu’ailleurs, dans les ports de Stettin ou Königsberg, dans les territoires ruraux d’Uckermark ou de Gumbinnen, les colonies françaises ne comptaient pas plus d’un millier de membres.

Liens avec les familles

Dans les GINHOUX des Cévennes et la lignée GUIZOT, ce sont les enfants de la famille GINHOUX REY, Pierre et Catherine qui vont bénéficier de cet Édit. Les parents sont réfugiés à Lausanne (Suisse). Après leurs décès, les enfants vont s’installer à Friedrichstadt, banlieue de Berlin.

Source Wikipédia

Pour en savoir encore plus lire « le refuge huguenot en Brandebourg » par le Musée protestant

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