Le site de la Communauté des Ginoux

Début de l’ancien régime (1498-1600)

7 rois se succèdent au royaume de France durant cette période : Louis XII, François 1er, Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV. la guerre est quasi incessante durant cette période : guerres d’Italie, guerres de religion. Nos ancêtres sont confrontés à de terribles épreuves tout au long de ce siècle.

Situation de la Savoie en 1550

En Piémont italien, dans les vallées vaudoises

En Provence, à Lourmarin

Les vallées vaudoises sont partie intégrante de la Savoie à cette époque. Peuplées presque uniquement d’habitants de religion vaudoise, elles descendent des Alpes et se dirigent toutes vers la vallée du Pô.

Curieusement, il existe un Marquisat autonome, le Marquisat de Salluces du nom d’une ville de la vallée du Pô qui contrôle plusieurs vallées alpines. Pour se protéger des velléités des Comtes de Savoie, il tissera des alliances avec le Royaume de France par l’intermédiaire du gouverneur du Dauphiné.

La maison de Savoie, elle, trouvera des alliances familiales avec le Saint Empire germanique et l’Espagne. A l’époque en question, les comtes au pouvoir sont Philibert II dit le Beau (dont le mausolée se trouve dans l’Eglise de Brou à Bourg en Bresse), puis Charles III et enfin Emmanuel-Philibert.

Dans la première moitié de ce siècle, le Piémont est occupé par les français pendant les guerres d’Italie entre le Saint Empire et l’Espagne d’un côté et le Royaume de France de l’autre. le Piémont est restitué à Emmanuel-Philibert en 1559 par le traité de paix dit de Cateau-Cambrésis signé le 3 avril à l’Abbaye de Cercamps près d’Arras.

Des GINOUX, en italien, les GIGNOSO sont restés dans ces vallées ( le Val Pelis, principalement) après le départ de certains vers la Provence et peut-être les Cévennes.  Ils ont du subir les passages des troupes dans un sens et dans l’autre et leurs bivouacs. En 1532, les Vaudois décident d’entrer dans la religion réformée. Ils ont affronté, alors, l’inquisition lancée par l’évêque de Turin. La paix étant revenue, Emmanuel-Philibert les fit souffrir lui-même dans sa croisade contre l’hérésie.

Lourmarin se situe en Provence qui est administrée par le parlement de Provence siégeant à Aix en Provence.

Lourmarin est traversée par l’Aigue brun qui sépare le Grand du Petit Lubéron par la combe de Lourmarin, permettant une communication plus aisée avec la ville d’Apt.

Les seigneurs de cette période sont Raimond d’Agoult, Baron de Sault et Blanche de Tournon, puis Louise d’Agoult et Claude Artaud de Montauban et enfin Louis Artaud d’Agoult de Montauban et Blanche de Lévis Ventadour.

Les habitants de Lourmarin sont principalement de religion vaudoise. Ils sont venus des vallées du Piémont pour faire fructifier le domaine seigneurial.

En 1545, s’est déroulé un grand massacre de vaudois dans les villages du Lubéron dont Lourmarin.

Les GINOUX sont déjà installés dans le hameau des GINOUX à Lourmarin et ont du fuir et trouver refuge dans la montagne du Lubéron pour ne pas être exterminés.

Dans les Cévennes, à Saint Ambroix

Dans les Baronnies provençales, à Mollans sur Ouvèze

Saint Ambroix se situe dans les Cévennes qui sont administrées par le Parlement du Languedoc siégeant à Toulouse. La sénéchaussée est celle de Beaucaire Nîmes.

Saint Ambroix est traversé par la Cèze.

Le seigneur de Saint Ambroix est l’évêque d’Uzès.

La justice est rendu par le seigneur.

La religion est le catholicisme. Saint Ambroix est le chef lieu d’un doyenné du diocèse d’Uzès.

En 1526, une épidémie de peste sévit dans les Cévennes.

Les religionaires (huguenots, protestants) occupent Saint Ambroix en 1570 et mettent à sac l’église du château construit sur l’éperon rocheux au-dessus du village.

Les GINOUX sont déjà installés dans le domaine du Bouc (la plus ancienne date repérée est celle de 1445) entre Saint Ambroix et Saint Jean de Valériscle. le chef de famille est seigneur du Bouc et de la Reignerie. Ils sont de religion réformée (sont-ils vaudois avant le ralliement des Vaudois aux protestants vers 1560 ?).

Mollans sur Ouvèze se situe dans le Dauphiné, à la limite avec le Comtat. Le Dauphiné est administré par le parlement de Grenoble.

Mollans est traversé par l’Ouvèze.

Les coseigneurs de Mollans sont Dominique Parpaille d’origine piémontaise (Moncalieri près de Turin) et Jean d’Urre. Deux châteaux coexistent, l’un en haut, l’autre en bas.

Pour la justice, Mollans dépend du baillage de Buis (les Baronnies).

La religion principale est le catholicisme. Mollans est une paroisse du diocèse de Vaison.

La municipalité de Mollans a obtenu des privilèges et libertés pour gérer les communs. Elle a même acheté le moulin à huile au seigneur en 1544.

En 1598 les Huguenots conduits par Charles Dupuy, seigneur de Montbrun font le siège de Mollans et s’en empare. Ils occupent le château du haut.

En 1599, les 3 foires de Mollans sont rétablis. Elles lui assureront une certaine prospérité.

 La famille de Claude GINOUX (chirurgien barbier) venant de Saint Ambroix (Gard) arrivera vers la fin des années 1500. 

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